12/03/2012

Blogs TDG, parents pauvres d'une presse dirigée par les lobbies

Lors du changement de configuration du site de la Tribune de Genève, au début janvier, j'écrivais (par mail) au rédacteur en chef adjoint de la Tribune (Tristan Cerf) et à celui du web, concernant le référencement des blogs dans le nouveau portail de la Tribune de Genève, où je dénonçais le fait que le nouveau portail électronique de la Tribune ne mettait plus en avant les blogs comme auparavant... en effet, plus aucun signet en haut du site n'apparaissait pour renvoyer à la page de garde des blogs.

Il semble que cette crainte de voir mis de côté la parole des nombreuses blogueuses et blogueurs, ainsi que le débat public qui l'accompagne, ait été encore confirmée par la nouvelle politique proposée par la Tribune depuis lors, qui consiste désormais à "référencer sur la colonne de droite le contenu de quatre à 5 blogs choisis, sous la rubrique "le blog du jour""...

Cela, je l'apprends grâce à Tristan Cerf, il y a quelques jours seulement, sur facebook (quel manque de professionnalisme !): je le remercie d'entrée de sa très prompte réponse. Deux mois seulement d'attente afin d'avoir enfin l'éminent honneur d'obtenir une réponse de la part de l’intelligentsia des blogs de la Tribune de Genève ! Sachez, Monsieur Cerf, que personne n'est dupe, pas même votre cher et dévoué M. Mabut, qui lui-même se plaignait dès janvier, et ce presque autant que nous de cette relégation (car il s'agit bien de ça) des blogs dans un endroit tout à fait inaccessible sur le site (en bas, tout au fond à droite). Les blogueuses et blogueurs sont relégué-e-s au coin, car les mettre en avant n'est pas rentable.

Même si vous n'y avez pas mis la forme, je vous répondrai sur le fond. En deux mois, le référencement des blogs s'est encore péjoré : la seule référence renvoie à un blogueur, et non à la page de garde, avec tous les blogs. C'est donc encore moins démocratique que vous auriez pu le prétendre si les choses en étaient restées en l'état. Qui plus est, ce sont toujours les mêmes blogueurs qui sont mis en avant : normal, il n'y a qu'une personne responsable des blogs...sans doute pour des questions budgétaires... bravo pour la démocratie à la Tribune de Genève... Mais comme quoi, vous pouviez faire encore pire. Et comme quoi, la Tribune de Genève peut encore nous surprendre en mal.

Ensuite, dans votre réponse, vous essayez d'argumenter pour prouver que votre nouvelle manière d'annoncer les blogs est plus pertinente, et vous dites : "Comme vous le savez si bien, la qualité ne dépend pas de la quantité." Puis vous vous contredisez, montrant bien que vous, vous ne privilégiez pas la qualité, mais la quantité, en disant ensuite : "Je suis persuadé que notre responsable des blogs Jean-François Mabut sera plus à même de vous nommer blogueur d'un jour si vous publiez plus ;-)". Je ne compte pas "publier plus" afin d'apparaître dans vos référencements en bas à droite où personne ne va, rassurez-vous M. Cerf. Mais je ne doute pas que ce même billet trouvera grâce aux yeux des très neutres décideurs de la Tribune, et sera nommé "blog du jour" par vos soins :-)

Bref, la Tribune c'est comme le Matin ou le 20 minutes : ce qui compte, c'est le nombre de clics que vous récoltez avec des articles "journalistiques" bradés à la solde de l'audimat et des sponsors qui vous dictent vos sujets, ce jusqu'au titre que vous leur donnez : quelle triste chose qu'est devenue la presse genevoise...

Mais Monsieur Cerf, vous n'êtes que le maillon utile de l’ogre Tamedia, et de son lot de licenciements qu'il a provoqué et provoque encore, je ne vous en tiendrai dès lors pas trop rigueur. Continuez à nous faire rêver avec vos poli(t)blogs si décalés. Si vous déclarez dans l'un de ceux-ci au titre d'ailleurs fort peu poli, que les indigné-e-s ont été oublié-e-s dès décembre, dites-vous que parfois il vaut mieux n'avoir jamais tellement trop existé - le paysage romand de la presse aura tôt fait de vous oublier lui aussi. Lui qui est si bien gardé par les monopoles des groupes zurichois, ainsi que par un certain
Genevois, Stéphane Barbier-Mueller et la famille Barbier Mueller qui pèse 800 millions de FS selon le magazine "Bilan", qui domine le marché de l'immobilier à Genève (SPG et la régie Pilet Renaud), finance la campagne des candidats PLR, et possède aussi des médias. On lira à ce propos l'interview pour le moins intéressante de Tito Tettamanti (très grande fortune, proche de Christoph Blocher, et qui domine la presse suisse-allemande tout en aidant le nouveau site web très à droite "LesObservateurs") qui explique, parlant de Barbier-Mueller : "Je suis un vieil ami de son père, Jean-Paul Barbier. Dans les années 60-70, nous étions partenaires dans des affaires immobilières, à Genève, notamment. Stéphane détient la télévision Léman Bleu, nous partageons les mêmes idées ainsi qu’un souci pour la culture et les médias. Il est faux de dire qu’il n’y a pas de personnalités en Suisse romande. Mais on les oublie, parfois."

Article à découvrir ici afin de bien comprendre qui détient les rennes de la presse, de l'information et donc dirige les opinions de la population. Ces immenses enjeux avant tout financiers nous portent bien loin des humbles opinions des blogueuses et blogueurs relégué-e-s au fond de la classe, tels de mauvais élèves éconduits. On comprend au moins mieux le dédain évident affiché envers ces derniers.

Les nouveaux chiens de gardes, ces gardiens parfaitement visibles de l'ordre existant, veillent. Ne manquez pas le film qui fait la lumière sur la question, dans les salles de Suisse romande actuellement, notamment à Genève au Spoutnik.

02:29 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : blogs, tdg, genève |  Facebook | | | |

27/02/2011

L'Alternative : unité et solidarité pour maintenir la majorité !

En ce dimanche 27 février, deux semaines jour pour jour avant l'élection au Conseil Municipal en Ville de Genève, les candidat-e-s de l'Alternative, qui regroupent les Verts, les Socialistes et Ensemble à Gauche, se retrouvent pour une photo de campagne afin de marquer leur unité pour garder la majorité de gauche.

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Dans un canton où la droite est majoritaire, la Ville de Genève apparaît encore un bastion imprenable pour une droite trop divisée pour espérer renverser la majorité. La menace vient avant tout des formations extrêmistes, comme l'UDC et le MCG, qui basent leur campagne sur la peur et le rejet, et qui pourraient remettre en question l'hégémonie du camp rose-vert-rouge. C'est donc fort-e-s de leur unité et de leur volonté de coopérer lors d'une législature qui s'annonce tout aussi passionnante et difficile que la précédente, que les candidat-e-s se se sont réuni-e-s, avant de jeter leur dernières forces dans la bataille.

 

S'il demeure quelques incertitudes et quelques méfiances des un-e-s et des autres quant aux scénarios pour l'élection des candidat-e-s au Conseil administratif, une chose est certaine : la volonté populaire sera la grande révélatrice des nouvelles forces en présence, 2073384277.jpeget décidera pour beaucoup les stratégies qui devront permettre, on l'espère, à l'Alternative de maintenir ses 4 sièges à l'exécutif de la Ville. Il faudra alors, au soir des élections du 13 mars, que l'Alternative se montre aussi unie que lors de cet après-midi au bord de l'Arve. En effet, un échec dans la reconduction de cette majorité serait très mal vécu au sein de chaque formation. Unité, solidarité et coopération, voilà qui doit être le maître mot du combat de chacun-e au sein de l'Alternative, afin de pouvoir fêter de belles victoires lors des prochains scrutins électoraux !

Julien Cart

co-président Jeunes Vert-e-s Genève

candidat Ville de Genève, Les Verts, liste no3


Photos : Demir Sönmez

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22:55 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : élections, ville, genève, gauche, verts, socialistes, ensemble à gauche |  Facebook | | | |

26/01/2010

La jeunesse répond présent

Le génie de ce système fondé sur l’insécurité est qu’il est autoalimenté. Plus on ressent de l’insécurité, plus on est matérialiste ; et plus on est matérialiste, plus on ressent de l’insécurité.

Nous pouvons être fiers de constater que le peuple, jeunes en tête, s'est mobilisé samedi dernier pour défendre ses droits à Genève lors de la Marche pacifique pour le droit de manifester, et continuera de le faire avec détermination et non-violence. Les lois deviennent toujours plus répressives en matière de manifestation, depuis plus de 20 ans que la droite est au pouvoir dans le canton de Genève. Le gouvernement n'avance pas, mais recule, comme les chants proposés par les jeunes manifestant-e-s l'ont dit : "1 pas en avant, 3 pas en arrière, c'est la politique, du gouvernement !"

S'il est honteux de ne pas avoir pu passer dans les rues basses, la manière dont la police a traité les organisateurs, en ne leur communiquant cette modification de parcours que le soir d'avant, l'est tout autant. Mais, outre le spectre de la dernière manif anti OMC, si nous n'avons pas pu aller dans les rues basses manifester, au cœur de la ville, c'est que la loi votée en 2008 par la majorité de droite dit que toute latitude est laissée au Conseil d'Etat d'examiner «l'ensemble des intérêts touchés» : donc le manque à gagner des commerçants est pris en compte et fait qu'il n'est quasiment plus possible de manifester dans les rues marchandes... Les jeunes manifestant-e-s ont montré leur désapprobation de manière pacifique, mais avec détermination, en multipliant les sitting et autres chants inculpant les responsables, Mme la Conseillère d'Etat I. Rochat en tête.

Le profit, la droite et la police, même combat idéologique !

Pour des questions de sécurité et de profit marchand, des jeunes n'ont pas pu manifester auprès de la population, mais ont été détournés où il n'y avait que des bagnoles...

Venu-e-s avec des fleurs et des drapeaux de la paix, les jeunes manifestant-e-s ont reçu en pleine figure l'image d'une société de la peur, de la sécurité, de la répression et du mal-être social issu de la course au sur-développement et à la sur-consommation. Quant le profit marchand est un élément qui compte plus que le droit de manifester, c'est que la société va mal.

Merci à cette jeunesse citoyenne qui était dans la rue pour combattre cette idéologie de la droite néo-libérale. La résistance non-violente continue, ce n'est qu'un début !

 

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Désolé, Mme Rochat, on les a eues les rues basses ! Et sans casse et avec plein de bonne humeur ! Mieux, sans flics tout autour !!

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00:31 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jeunesse, capitalisme, droite, droit de manifester, libéraux, mcg, udc, genève |  Facebook | | | |

19/01/2010

200 rues sont à nous !

Fin 2008, les Verts de la Ville de Genève lançaient leur initiative municipale « 200 rues sont à vous – pour des rues ouvertes à la vie et aux mobilités douces! », qui avait vu 5500 habitant-e-s souscrire à leur projet, et avait été déclarée valide par le Conseil municipal le 23 juin 2009.

Cette initiative a le mérite d'être une réponse concrète aux défis, réchauffement climatique en tête, qui sont les nôtres en ce début de deuxième millénaire.

 

Les conseillers municipaux de la Ville ne s'y sont pas trompés, puisqu'ils ont accepté, il y a quelques heures, et ce à une large majorité, l'initiative des Verts demandant que 200 rues à proximité des écoles, Maisons de Quartier et autres EMS soient fermées au trafic motorisé. Les initiants laissent toutefois le choix à la Ville quant aux rues à fermer. C'est cette dernière qui aura 4 ans pour proposer à la Direction générale de la mobilité, de fermer des routes : celle-ci donnera l'autorisation ou non.

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C'est donc une moment historique pour les Verts genevois, qui ne proposent rien moins que de changer le paysage en matière d'espace urbain.

Sur les 800 rues qui existent à Genève, 1/4 seront désormais ouvertes exclusivement aux habitant-e-s. Un juste retour à une saine convivialité, que nombre de citoyen-ne-s auraient sans doute plébiscitée si d'aventure cette initiative leur auvait été soumise, contrairement aux affirmations malhonnêtes de la droite qui a prétendu que l'échec aurait été assuré devant le peuple, d'où l'acharnement de la gauche à faire passer le projet dès ce soir.

 

Mais cette droite a un arrière goût d'archaïque, bien qu'elle s’en défende avec ardeur et malgré qu’elle en soit partiellement consciente. En effet, personne au sein du Conseil n'a osé remettre en question le fait que l'instauration de rues piétonnes est un apport indéniable en matière de qualité de vie. Non, la droite n’a pas osé défendre le tout bagnole, préférant la « ruse » des arguments tirés par le cheveux. On apprenait par exemple qu’il fallait mieux maintenir, la nuit, au sein des rues piétonnes, des voitures pour rassurer les piétons ! Non messieurs les libéraux, les voitures ne tranquillisent pas nos rues, elles les polluent et empêchent nos enfants d’y déambuler le plus innocemment du monde – quant elles ne les tuent pas (souvenons-nous le 16 mars dernier).

 

Les voitures non seulement tuent nos enfants, mais les transports motorisés sont responsables d’une large partie des émissions de gaz à effet de serre. Le constat est sans appel si nous nous donnons le temps d’y réfléchir. Genève détient le taux de motorisation record en Suisse et le nombre de places de parkings par habitant est près de 2 fois supérieur à une ville comme Zurich. Nous avons affaire régulièrement aux dépassements des taux de pollution de l’air et de bruit. Or, le trafic routier est la principale source de nuisance sonore pour la santé. Le moment est donc venu de proposer un autre développement, basé sur des valeurs plus douces pour l’environnement et qui ne soient pas nocives pour la santé.

Ces 200 rues qui verront le jour sont donc la garantie évidente d’une amélioration de la qualité de vie. Les signataires de cette initiative ne s’y étaient pas trompés : c'est un signe fort pour que les citadin-e-s se réapproprient l'espace public menacé par la voiture et y développent une convivialité souvent égarée. Ce projet, outre sa qualité environnementale qui n’est plus à démontrer, est donc une occassion de remettre au goût du jour des valeurs telles que la communication, l’entraide, le partage, les échanges d’idée et d’opinion, qui ne se passent pas derrière la porte close de son chez soi mais sur la place publique. Respirer l'odeur des rencontres chaleureuses avec nos semblables, plutôt que les pots d’échapement des 4x4 déambulants, voilà un bel avenir pour Genève, enfin !

Quant aux atermoiements de la droite liés aux places de parking qui vont disparaître au profit des rues piétonnes, il s’agit d’un faux problème. Les régies immobilières possèdent un bon pourcentage de ces places et les exploitent mal. En effet, quand les places ne sont pas tout simplement vacantes, elles sont louées à des pendulaires. Or, la politique du canton est claire à ce propos: le trafic pendulaire doit rester aux abords de la Ville et ne pas y pénétrer.

Enfin, ce projet genevois est une étape concrète vers des villes libérées du tout voiture et de la dépendance au pétrole. Les pays riches doivent montrer l’exemple. En Suisse et à Genève en l’occurrence, nous avons les moyens de réduire drastiquement notre empreinte écologique. Depuis toujours, les Verts proposent de développer des zones piétonnes, de promouvoir la mobilité douce par des aménagements qui lui sont favorables et de réduire le trafic motorisé individuel. Grâce à ce projet, ils montrent qu’il est possible de se donner les moyens de la réussite.

200 rues sont à nous !

Et pour le plus grand bien de l'ensemble de la population !

21:26 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : rues, convivialité, pollution, verts, genève, mobilité douce |  Facebook | | | |