02/01/2012

Quels Verts en 2012 ?

Un bilan 2011 mitigé

L'année 2011 aura vu un bilan mitigé en termes électoraux pour les Verts : perte de sièges dans plusieurs cantons et augmentation de la part électorale dans d'autres. Sur les questions de fond, a-t-on pu lire, le bilan serait positif, en cela que nos idées, telle la sortie du nucléaire, auraient, après des dizaines d'années de luttes, convaincu mêmes les plus récalcitrants. Plusieurs explications ont été tentées pour expliquer ce bilan mitigé en terme électoral, souvent des tentatives dictées par l'émotion - voire l'ambition du moment de certains loups médiatiques censés représenter la nouvelle génération des Verts appelée à remplacer celle du vieil éléphant gauchiste de président, Ueli Leuenberger.

 

L'alliance avec le PS critiquée


Cet empressement a pu faire dire à certains que la défaite des Verts était due à une politique trop calquée sur le Parti socialiste :  « Les socialistes sont étatistes alors que nous sommes plus attachés à la responsabilité individuelle. Nous parlons coopératives, là où ils parlent logement public. » expliquait un de ces jeunes loups médiatiques dès lors prompts à nous vendre de nouveaux alliés moins dogmatiques : « pour la législature à venir: il est temps de collaborer avec les Verts libéraux, «même si ce parti est encore un fourre-tout sans programme politique». «Par le dialogue et l'échange dans un premier temps, puis éventuellement dans le cadre d'une collaboration plus étroite à moyen terme. Pour autant qu'ils se montrent attentifs aux questions sociales et qu'ils renoncent à leur ligne anti-étrangers.» (sic !). Ouf, nous sommes sauvés, il y aura quand même certaines conditions à notre ralliement au "verts" libéraux...


Une alliance avec les Verts lib' contre nature


Ces gens oublient que les Verts libéraux, à Genève et comme dans beaucoup d'autres endroits, se sont alliés avec la droite dure, et qu'à 300 voix de plus, par le jeu des apparentements, ils auraient fait élire Pierre Weiss (à la place de Manuel Tornare, ndlr.), un des pire pro-nucléaire et anti-écolo qui soit... Pourtant tout neuf parti sur la place, les verts libéraux genevois ont déjà eu le temps de s'afficher pleinement à droite. Le PVL s'est clairement positionné en concluant un apparentement avec le PLR et le PDC et il roule pour la traversée du lac et le passage à trois voies de l'autoroute de contournement. Mais l'affaire semble pourtant déjà avancée lorsqu'on entend Isabelle Chevalley : « si la génération d'Antonio Hodgers ou d'Adèle Thorens prend le dessus, les collaborations seront plus aisées ». On n'en doute pas une seconde. Manque de chance pour ces jeunes loups, entre temps les Verts libéraux vaudois semblent préférer effectuer ce dialogue électoral avec l'UDC...


Ce qui rapproche et différencie Verts et Socialistes


Mais parlons du fond, qui touche à l'identité profonde des Verts. On nous explique que « les socialistes ont une vision très centralisatrice, alors que nous, nous prônons plus de responsabilité individuelle tout en restant fermes sur notre ligne humaniste. » et que les Verts peuvent « revendiquer une certaine filiation avec le mouvement libertaire, en rupture avec la vision socialiste type d'un Etat qui organise trop la société et les individus. Nous visons à l'autogestion des individus, en réseau, coopérative, ou association. L'émancipation de l'Homme par lui-même et non par l'Etat, mais où la solidarité et l'entraide jouent un rôle important. »

L'idée est donc de se démarquer des socialistes et de se rapprocher des libéraux. Dès lors on pioche dans l'écologie politique les arguments (responsabilité, autonomie) pour justifier cette démarcation. Or comme l'explique Eva Sas, "l'écologie politique rejoint la social-démocratie sur deux points structurants : la régulation et la répartition des richesses" (Philosophie de l'écologie politique, De 68 à nos jours). S'il semble évident pour tous les Verts que le marché est incapable de résorber de lui-même les questions environnementales, et qu'il faut donc un Etat fort capable de mettre des limites à la dégradation de la planète, il semble que la nécessité de la répartition des richesses, elle, ne soit pas pour tous un élément central que nous partageons avec le PS (bien que les Verts suisses soutiennent officiellement l'initiative 1:12 de la Jeunesse socialiste...). Certains jeunes loups médiatiques ne trouvent même rien à redire au PLR Fathi Derder lorsqu'il affirme que « les affaires éthiques sont juste des questions privées tant que l'on n'appelle pas l'Etat à l'aide. Même chose pour les hauts salaires. Ce n'est pas une question éthique. A partir de quel niveau sont-ils choquants? La législation sur leur plafonnement devient vite impossible à gérer. » (...)

Que les riches soient devenus plus riches et les pauvres plus pauvres, que le temps de travail se soit allongé,  mais le niveau de salaire ait, lui, baissé, que les syndicats aient été affaiblis et aient été poussés à faire des compromis, que les systèmes sociaux sont attaqués et que des millions de gens se voient privés de leur dignité, que l'insécurité et l'absence de perspective gagnent du terrain, tandis que la concurrence, l'agressivité et l'instabilité atteignent de nouveaux pics, qu'à Genève, 15% de la population n'a pas accès à la santé faute de moyens, et qu'il y a un million de pauvres en Suisse, pendant que d'autres reçoivent des salaires indécents ne semble pas déranger certains. Ou du moins, cela ne serait pas régulable...

Pourtant, l'écologie politique rejoint la social-démocratie dans sa volonté de réguler et répartir les richesses. Si l'écologie politique est en accord avec ces postulats des sociaux-démocrates, elle se démarque en effet sur d'autres points. Oui, l'écologie politique entretient des rapports de méfiance avec un Etat fort, qui a été fortement impliqué dans les atteintes environnementales (cf. le nucléaire). Oui l'écologie politique porte plutôt sa confiance vers l'auto-organisation de la société civile. Mais le point central et décisif qui distingue les verts des socialistes est à chercher ailleurs, et cela on préfère ne pas en parler...

Le critère décisif propre à l'écologie politique : la critique de la croissance


Comme l'explique bien Eva Sas, ce qui différencie plus fondamentalement la social-démocartie de l'écologie politique, c'est que cette dernière ne partage pas la croyance dans le progrès et la croissance. Pour les sociaux-démocrates, la croissance économique est nécessaire car elle va améliorer le sort des moins aisés.

Or pour l'écologie politique non seulement la qualité de vie n'est pas strictement liée à la croissance, mais « c'est en maintenant l'illusion d'un mouvement d'ascension social [...] que l'ordre social inégalitaire se maintient. ». Ou comme le disait déjà Jean Baudrillard : « Renversant le faux problème : la croissance est-elle égalitaire ou inégalitaire ? nous dirons que c'est la croissance elle-même qui est fonction de l'inégalité. C'est la nécessité pour l'ordre social « inégalitaire », pour la structure sociale de pivilège, de se maintenir, qui produit et reproduit la croissance comme son élément stratégique. » (La Société de consommation).

Dès lors prétendre, comme se plaisent à le faire certains, que le point d'achoppement différenciant verts et socialistes est la « responsabilité individuelle » (concept méritocrate libéral s'il en est) et la méfiance envers l'Etat, c'est nier les fondements de l'écologie politique et construire le lit d'une nouvelle ligne politique des Verts en faveur de la dérégulation.

La pierre angulaire de l'identité des Verts qui tranche face aux discours et dogmes de la social-démocratie réside dans la critique de la croissance économique qui maintient les inégalités. Le discours écologiste, s'il prétend se nourrir de l'écologie politique au fondement de son combat, doit revendiquer la réduction des inégalités comme objectif en soi puisque nous vivons dans un monde aux ressources limitées et que l'accroissement global des richesses matérielles n'est plus envisageable.

A la croissance, il faut substituer une répartition volontaire des richesses, comme les Verts suisses l'affirment : « Le dogme de la croissance infinie a fait long feu, il faut repenser la production et la répartition des richesses pour ménager les capacités de régénération des écosystèmes. » Cela demande d'engager des véritables politiques de décroissance et de répartition des richesses.

Les Verts, un électorat intéressé par la décroissance à conquérir


Alors que jamais autant de partis, sur l'ensemble de l'échiquier politique, ne s'étaient autant revendiqués du combat écologique, les Verts ne peuvent plus baser leur politique en faisant trop de compromis et, surtout, en n'osant pas s'affirmer sur certaines thématiques pourtant au fondement de l'écologie politique, comme par exemple la décroissance. Cela ne ferait qu'augmenter la perte de repère d'un électorat déjà pour le moins fluctuant, et faire le jeu du capitalisme vert, du greenwahing et autre développement durable, qui veulent nous faire polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps.

Les Jeunes Vert-e-s Genève avaient d'ailleurs bien senti l'importance d'apporter des thématiques fortes capables d'interpeller un électorat qui souhaite un monde différent, eux qui avaient proposé plusieurs propositions radicales dans leur programme pour les élections fédérales et ont permis « d'avoir un discours plus spécifique pour une partie de la population, et d'attirer des électeurs qui ne voteraient pas forcément pour nous », comme l'explique Yvan Rochat, président des Verts genevois. C'est cet électorat qu'il s'agit de (re)trouver dorénavant.

La génération que les médias présentent comme la génération montante chez les Verts, semble n'être finalement rien d'autre que l'appétit politique des quelques jeunes loups davantage attirés par l'attrait d'une position plus libérale pour servir leur ascension politique, que par les fondements d'une écologie politique critique envers le dogme de la croissance économique. Gageons que cette génération fera long feu, et que les idéaux verts sauront passer au-dessus de l'ambition d'un petit nombre.

Afin d'éviter d'autres camouflets électoraux, souhaitons donc pour 2012 que les Verts aient le courage de leurs idées et de leurs fondamentaux, en osant apporter la thématique de la décroissance dans l'espace public, et ainsi, à continuer de jouer leur rôle d'opposition aux politiques en place, toutes obnubilées par la course à la croissance.

14:18 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : verts, écologie, croissance, décroissance, politique |  Facebook | | | |

25/01/2011

Changer de vi(ll)e !

Fourmillements incessants, vacarme ininterrompu, précipitation aveugle : bienvenue en ville. L'agglutinement absurde de centaines de milliers de personnes au sein de métropoles grandissantes résume à lui seul la perte de sens dont sont victimes nos sociétés occidentales basées sur la croissance et l'hyperproduction. Nos vies se résument bien souvent à la fréquentation aliénante de ces métropoles. C'est dans ces vastes étendues bétonnées que nous nous entassons avec, parfois, le secret espoir de pouvoir quitter cette atmosphère harassante. Comme la ville et ses multiples carrefours, notre vie est faite d'innombrables instants où nous pouvons choisir d'autres modèles que ceux qui nous sont majoritairement imposés par les structures, notamment celles qui conditionnent notre vie dans la cité. Pourtant, la plupart du temps, nous nous contentons d'en épouser docilement les formes.

 

Mais qu'est-ce donc que la ville si ce n'est la concentration dans un endroit restreint d'une multitude de constructions censées permettre aux un-e-s et aux autres de vivre au mieux, avec toutes les facilités que cela comporte ? Ces dernières permettent, il est vrai, à tout un chacun d'avoir un certain confort. Mais il apparaît clairement que l'effervescence de nos cités, les rapprochements qu'elles suscitent, n'empêchent pas, bien au contraire, la crise du lien social de gagner du terrain.

 

A croire que l'éparpillement d'hier forçait les un-e-s et les autres à se rapprocher, à s'entraider et à coopérer. Cette communauté de destins, rendue nécessaire par des structures moins homogènes et une technique moins omniprésente, s'inventait de manière spontanée. Quels changements avec ce que nous connaissons actuellement dans nos grandes villes ! Toutes les 'avancées' techniques, pensées initialement pour gagner en qualité de vie, permettent avant tout aux firmes de prendre le contrôle des vies de milliers de personnes. Ce 'progrès' est souvent, à y regarder de plus près, la raison même des maux qui nous accablent.

 

La voiture, par exemple, devait nous permettre de gagner en mobilité et d'aller plus facilement à la rencontre de nos semblables. Présenté comme gage de liberté, ce 'progrès' technique est devenu l'effigie de l'individualisme contemporain, apportant plus de contraintes que d'autonomie. Censée réduire les distances, la voiture sépare les humains qui s'agglutinent seuls dans des véhicules vides, devient un danger oppressant pour les enfants qui jouent dans la rue et induit un comportement sédentaire. De plus, que penser de la pollution et du bruit qu'elle engendre, ne donnant qu'une seule envie à celles et ceux qui habitent la ville : fuir et s'en aller au loin respirer le grand air ?

 

La destruction des espaces de rencontre

 

En plus de tous ces défauts, la voiture participe à la dynamique de séparation et d'isolement des habitant-e-s. La domination des lieux publics par les voitures est faramineuse, avec, à Genève, 370'000 véhicules recensés, immobilisés 98% du temps. Or, chaque voiture occupe 10 m2 d'espace public. Une superficie qui, du même coup, n'est pas dévolue, par exemple, aux logements ou aux parcs, qui eux permettraient aux gens de créer du lien social. Bref, la voiture participe en fin de compte, et comme tant d'autres 'avancées' techniques ayant comme objet la communication (avions, téléphones portables, ordinateurs,...), à l'étouffement et à l'atomisation des citadin-e-s.

 

La rupture de liens dont sont victimes les citadin-e-s des grandes villes semble en effet consubstantielle à l'avènement du progrès technique et de la société de consommation. Le paradoxe de la ville où tout bouillonne et où l'on se retrouve totalement livré à soi-même est décelable dans bien des domaines de la vie courante.

 

L'espace de rencontres, rappelons-nous à cet égard la convivialité des places du village, rassemblant de manière rituelle toute une frange de la population locale, rétrécit au fur et à mesure que naissent de nouvelles voies de « communication » (autoroutes, TGV, etc.). Pour se socialiser, il faut désormais payer et consommer, comme le symbolisent bien les supermarchés de célibataires qui foisonnent ici et là (New-York, Chine...). L'espace public est privé, il faut payer pour espérer créer des liens et correspondre à la norme, en fréquentant les magasins de vêtements, cafés, restaurants, et autres discothèques. Demeurent alors les parcs, les parkings et les trottoirs, la nuit, en hiver, où jeunes et autres infortunés se retrouvent. Les « botellones », à cet égard, témoignent à leur façon d'une résistance face à la marchandisation des rapports sociaux, même si l'achat d'alcool atténue leur force de revendication.

Ainsi, cette marchandisation de l'espace nous contraint à vendre notre force de travail afin de gagner la possibilité de créer des liens.

 

Produire plus pour vivre moins

 

Pour autant, les injonctions morales à consommer, par exemple à passer son permis de conduire et à posséder un véhicule, continuent à nous être assénées sans relâche et sans nuance - de façon informelle, ce qui est d'autant plus pernicieux. Résister, aujourd'hui, à cette pression sociale fait de nous des rebelles, contraints à continuellement défendre que d'autres perspectives sont possibles pour la ville, où tout ne tourne plus autour de la consommation, des engins à moteur ou des connexions informatiques, mais selon des paramètres plus épanouissants - réappropriation des espaces dévolus aux citadin-e-s, respect des distances et de la nature, développement du vivre-ensemble. Cependant, le moule est difficile à déconstruire, tant la structure est conçue pour que nous nous y complaisions. Regardez le politique, qui, dans tous les pays, crée des nouveaux besoins, pour relancer l'industrie automobile en promouvant des mesures telles que la prime à la casse.

 

 

Ainsi, l'ébullition de villes aux abords séduisants, devient finalement toujours plus oppressante. Elle semble s'être installée de pair avec le productivisme et son besoin sans cesse plus grand en main-d'œuvre appelée à travailler plus pour gagner plus. Nos sociétés, basées sur le dogme de la croissance illimitée, ont favorisé l'altération des liens sociaux. Les valeurs prônées par un tel modèle de société, à savoir la culture du résultat, du profit et de la compétition, ont apporté un désert intérieur en plein cœur des fourmilières géantes que sont les villes. Lorsque nous rentrons chez nous, que nous reste-t-il de ce foisonnement d'échanges accumulés au long de la journée ? Après le travail, y a-t-il seulement une vie ? Les personnes âgées toujours plus rongées par la solitude, les maladies mentales, aussi, qui gagnent toujours plus de gens, les numéros d'urgence, enfin, composés massivement afin de recevoir un peu d'écoute dans un monde trop pressé. Derrière ces réalités, un seul cri, voilé, résonne imperceptiblement dans les rues noires des cités, comme celui de ces enfants délaissés par leurs parents au profit d'une carrière, d'une gloire éphémère : au secours !

 

Pour ne pas paraître sourds à ces appels à l'aide, nous inventons des solutions palliatives. Les centres accueillant les personnes en grandes difficultés s'accumulent, la création de places de crèche s'intensifie, les EMS foisonnent. L'aide aux personnes est le métier de l'avenir, nous dit-on. Enième paradoxe d'une vie citadine nous permettant de gagner du temps partout, tout en en manquant cruellement pour celles et ceux qui en ont réellement besoin, pour nos proches. Et cette question qui fait frémir : serons-nous bientôt payés pour s'occuper de nos propres enfants ? N'est-ce pas, en effet, une perte de temps, un manque cruel à gagner pour la société de la croissance, que de devoir partager la vie d'un enfant ?

 

Réapprendre à être disponible

 

Ainsi, ce qui nous éloigne des rencontres fécondes avec nos semblables, nous assèche et nous désolidarise, est avant tout notre manque de disponibilité. Ravagés par les soucis et responsabilités du quotidien, nous manquons de présence aux autres. Nous perdons le réflexe même de demander un peu d'attention, d'écoute, à notre prochain, tant nous sommes certains qu'« il n'aura pas le temps ». En effet, comment lutter contre un agenda rempli à raz-bord, contre les besoins prioritaires d'un employeur, contre une vie totalement réglée d'avance ? Les inventions technologiques comme les agendas surchargés, la marchandisation du monde ou encore les structures des villes, poussent les individus atomisés à se délaisser les un-e-s des autres, au profit des intérêts des firmes, afin de satisfaire les rêves de « réussite » ou de gloire qu'on leur vend.

 

Heureusement demeure cet enfant au bord de la route, ne possédant en tout et pour tout qu'une poupée de chiffon, qu'un frêle sourire, qu'une fleur récoltée sur le chemin de l'école. Cet enfant si fragile face à ce qui l'entoure ne demande qu'un peu de présence et de disponibilité. Il nous oblige à dépoussiérer nos consciences, à refuser, à lutter, à nous lever, et à changer de vi(ll)e !

 

A des villes qui bouillonnent, qui oppressent et créent de l'isolement, nous devons opposer des espaces de vie décentralisés, gratuits, cartoucheVERTS2.jpgà plus petite échelle, où l'on réapprendra à se rencontrer, sans autre raison que de partager du temps en commun. C'est ce que proposent les Verts en ville de Genève, et notamment leur projet de 200 rues piétonnes. L'utopie en action, voilà ce qui doit guider nos combats politiques !

 

Concluons avec cette phrase du Petit Prince de Saint-Exupéry qui répond magistralement au marchand de pilules censées lui faire gagner du temps : « Moi, si j'avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine ».

 

11:08 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ville, voiture, consommation, croissance |  Facebook | | | |