01/12/2015

Pour une vraie ‪école inclusive maintenant ! 

Voici, après les censures et bannissement dont moi et d'autres camarades avons été victimes, ma réponse sur le fond aux enseignant-e-s de la Société Pédagogique Genevoise (SPG) qui, dans une prise de position votée à la majorité, se plaignent de l'austérité et du manque de moyens pour justifier le fait que dans ce cadre l'inclusion est impossible ou néfaste :

Il ne suffit pas d'être en majorité pour avoir raison, c'est évident, mais je crois qu'il fait bon de le rappeler. 

Si les classes n'ont pas les moyens d'accueillir le mieux possible tout le monde, il s'agit alors d'axer toute l'attention sur les élèves ayant le plus de besoins particuliers, et non d'utiliser le manque de moyens pour justifier leur exclusion !pédagogie, éducation, école, syndicat, gauche, humanisme, droits, élèves, handicap

- Cela paraît tellement évident que je dois me pincer pour me persuader de devoir redire de telles vérités...

Dans ce cadre, recourir aux arguments liés aux "moyens" en ce qui concerne une décision éminemment politique et humaniste (relevant des droits humains fondamentaux) telle que l'école inclusive est donc tout simplement une honte. 

Comme si pour les urgences à l’hôpital on se demandait si - à cause de l'austérité - on avait assez de sous pour accueillir les malades ayant le plus besoin de soins particuliers... Au pire, on fera attendre davantage celles et ceux qui se portent moins mal. Il devrait en être de même pour une école qui n'aurait pas, c'est vrai, déjà depuis longtemps fait le deuil de l'égalité des chances (ah ce vieux concept, ce vieil idéal républicain...qu'on a mis au coin au fond de la classe...).

Bien évidemment les classes de 25,26,27 élèves sont des absurdités, alors en effet dénonçons cela, ce manque de moyens là ! Mais pas les présences LÉGITIMES des plus faibles dans ces mêmes classes ! Sinon plus personne ne pourra considérer que vous, la SPG, êtes un syndicat de gauche. 

Mais uniquement un syndicat qui défend des conditions de travail pour faire progresser les élites de demain, qui n'ont, rassurez-vous, pas besoin de nous pour se faire une place. 

Contrairement aux élèves à besoins particuliers - certes si faciles à débouter à travers de laconiques communiqués...