15/05/2013

« La Justice sociale au XXIe siècle et le Revenu de base »

J'ai le plaisir de vous inviter à la grande Table ronde sur la thématique du revenu de base, organisée par BIEN-CH qui touche tout particulièrement les questions liées au travail, au chômage et à l'Etat social.

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Elle vise à ouvrir le débat en Suisse romande sur l'initiative populaire fédérale "Pour un revenu de base inconditionnel", qui en est à 103'588 signatures récoltées, alors qu’il reste environ trois mois de récoltes.

L’idée du revenu de base est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle dépasse largement les débats hélévétiques.

Une initiative européenne a été lancée en janvier 2013 et doit récolter 1 million de signatures. Si tel est le cas, la Commission Européenne adoptera une réponse formelle précisant quelles actions elle aura l’intention de mener, ou non, et ses raisons.

Ailleurs dans le monde, en Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l'exploitation des ressources naturelles.

Au  Brésil, le gouvernement Lula a voté une loi qui prévoit d'étendre progressivement l'application du programme Bolsa Família (créé en 2003) jusqu'à instauration complète d'une allocation universelle.

D’autres expérimentations ont eu lieu notamment en Namibie, où, sous forme de projet pilote indépendant de l’Etat, les habitants d’un village déshérité se sont vus attribués chaque mois l’équivalent de 10 euros. Le résultat fut très positif, permettant à cette région rurale de se développer, créant des marchés locaux et permettant aux gens d’être autosuffisants, comme l’explique l’article du Courrier International.


Le revenu de base pose, entre autre, la question des travaux utiles et nécessaires qui contribuent à la production de richesses, mais qui ne sont pas rémunérés (famille, bénévolat, associations, formation, etc.) continuent d'être effectués, majoritairement par des femmes, sans être reconnus socialement.

Or une étude statistique de l’Institut de l’ONU pour le développement social (UNRISD) indique que "Le travail non rémunéré dépasse de 20 pourcent le travail rémunéré". (Etude de l'UNRISD, Travail non rémunéré - Office fédéral de la statistique).

Le Courrier a, quant à lui, dans son édito de lundi, bien montré que, lors des débats de société, la question de ce travail est souvent délibérément occultée, comme lorsque la RTS aborde la question du revenu de base en taisant délibérément la question du travail non rémunéré... Le service public a d'ailleurs été reconnu coupable à cette occasion.

Enfin, ce revenu de base nous pose les questions suivantes :

Est-il une mesure à même de reconnaître le travail non rémunéré ?

Est-il capable de nous diriger vers une société plus juste ? D'émanciper les individu-e-s au lieu de leur venir en aide d'en haut, en leur assurant une dignité dans les faits ?

Découpler activité professionnelle et revenu est-il un moyen de sortir du productivisme et d'en finir avec le travail non choisi, et les maladies qui en découlent (burn-out, suicides, etc.) ?

Le revenu de base est-il un moyen de relocaliser l'économie, une avancée déterminante pour la transition écologique ?

Venez en débattre le 21 mai 2013 à Uni Dufour avec nous, autour d'une table paritaire avec des intervenant-e-s de qualité, qui laissera place aux interventions du public !

Et merci de faire passer cette invitation autour de vous !

Table ronde

« La Justice sociale au XXIe siècle
et le Revenu de base »

 

Mardi 21 mai 2013, 19h30, Uni Dufour, auditoire Piaget, Rue Général-Dufour 24, 1204 Genève.

 

100'000 personnes ont déjà signé l’initiative « Pour un revenu de base inconditionnel ». Une année après son lancement, BIEN-Suisse vous propose d’en débattre avec le philosophe et économiste Philippe Van Parijs, professeur à l'Université catholique de Louvain, invité le jour même par Micheline Calmy-Rey à l’Institut européen.  

C'est une occasion exceptionnelle d'écouter le fondateur du Basic Income Earth Network, interlocuteur de plusieurs gouvernements, organisations internationales et ONG.

 

Des personnalités suisses de renom l'accompagneront : 

 

Martine Brunschwig Graf, Genève, ancienne conseillère nationale et conseillère d'Etat (PLR), présidente de la Commission nationale contre le racisme, 

 

Anne-Catherine Menétrey-Savary, Vaud, ancienne conseillère nationale (Les Verts), 


Guy Mettan, Genève, journaliste, membre du Grand Conseil (PDC), directeur executif du Club Suisse de la presse,


Marco Salvi, Zurich, chef de projet chez Avenir Suisse, membre du cadre, et 


Myret Zaki, Genève, journaliste, rédactrice adjointe du journal économique Bilan.

Un apéritif sera proposé en fin de soirée.

Organisation :
 www.bien-ch.ch, Département de Sociologie (UNIGE)

 

Partenaires : Le Courrier, La Cité, Moins !, Gauchebdo, iMmediaT.tv, Le ROC-GE, Ecoattitude, Bilan, ALCIP, La Devinière.

 

L'Université est étrangère à l'organisation.

 

Flyer de la manifestation à télécharger sur le site de BIEN-Suisse !

 

21:14 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |