27/12/2010

Romans d'Ados : fin de l'innocence ou de l'intimité ?

Il y a de quoi rester interloqué devant l'absence de critiques de la démarche du "film documentaire" intitulé Romans d'Ados qui a réuni au cinéma, depuis juin 2010, plus de 20’000 spectatrices et spectateurs en Suisse Romande. Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Il s'agit du suivi de 7 ados d’Yverdon durant 7 ans (la symbolique du chiffre 7 rajouterait-elle du sacré et du magique à l'entreprise ?), visant à capter leur évolution vers l'âge adulte, puisque nous suivons, sans gêne, leurs agissements et ceux de leur famille de 12 à 18 ans.

Pour faire l'avocat du diable, je propose donc de lancer le débat. N'y voyez qu'une volonté de mieux comprendre, et non de dénigrer un travail de longue haleine où (et c'est peu de le dire) de nombreuses personnes ont investi plus que du temps et de la peine22572_276018367591_50388282591_3993795_6921514_n.jpg, mais beaucoup d'elles-mêmes et de la passion. Mais toute production, qui plus est quand elle prend une telle ampleur, doit être analysée en ce qu'elle porte (et se veut porteuse d') un message, qu'elle comporte une posture et que tout cela est susceptible de modifier les perceptions des spectatrices et spectateurs. Les 4 épisodes de «Romans d'ados» sont à voir sur TSR1 et dans ce dossier en ligne, dès leur diffusion à l'antenne jusqu'au 19 janvier. Voilà le 1er épisode en ligne, intitulé "La fin de l'innocence", visible ici afin de vous faire votre propre opinion sur la question.

Après le visionnage d'un tel film, il est normal que l'on se pose certaines questions. Notamment les buts raisons d'un tel "film documentaire" qui est tout à fait dans la tendance actuelle où tout doit être dit, montré, détabouisé. Ce n'est en effet pas la 1ère fois que de telles entreprises sont faites (voir ici à Paris, une expérience du genre). Semble-t-il les objectifs sont multiples : Irène Challand, responsable unité documentaires de la TSR, explique que c'est la volonté de permettre aux téléspectateurs de renter en contact avec ces jeunes, qui est à l'origine de l'entreprise, suggérant l'idée qu'un tel reportage sur le long terme, avec l'approbation des parents, serait "plus élégant" (plus élégant que quoi ?). Il serait donc confirmé ici que c'est bien le (supposé) besoin de voyeurisme de la population qui serait le vecteur d'un tel projet. Car la question mérite d'être posée : entre-t-on vraiment "en contact" avec des ados lorsque leur vie familiale nous est versée sur un plateau, en regardant notre télévision, bien assis-e sur notre fauteuil ? Les jeunes (et, corollaire, les parents, accusés d'être démissionnaires, incompétents, laxistes et j'en passe...) étant toujours davantage pris pour cibles faciles d'une société dite en manque de repères (cf. violence urbaines, enfant roi, etc.), on comprend que ce sujet "populiste" ait pu intéresser la TSR,
qui a montré un soutien exceptionnel, son secteur documentaire ayant financé Romans d’ados à raison de 100 000 francs par film (400'000,- donc) ! D'ailleurs, Béatrice BakhtiFemina_22_Bakthi_250.jpg, réalisatrice de Romans d'ados, répond ainsi à la question "Pourquoi Yverdon? - Nous aurions pu choisir une autre ville. Mais Audrey Sommer, la journaliste qui a travaillé sur le film, avait évoqué Yverdon car il y avait eu des incidents entre jeunes. Cela nous a décidés. " On a donc choisi Yverdon comme lieu de tournage, parce que là, il y a eu des "incidents entre jeunes"... Cela tend donc à confirmer notre hypothèses selon laquelle les raisons et conséquences d'un tel tournage sont, aussi même si pas seulement, populistes et voyeuristes. Plus que tenter une peinture (évidemment incomplète) de l'adolescence, on veut être au coeur de la violence, pour mieux la montrer et démontrer qu'on fait quelque chose contre elle, mais que fait-on vraiment ?!

Le but de l'entreprise est prétentieux : "constituer une boîte noire de l'adolescence" (dixit Irène Challand), tout en prenant l'engagement que "rien ne soit divulgué avant que les jeunes ne soient adultes, avant qu'ils puissent affronter cette partie de la vie comme quelque chose de passé, de derrière eux". Je pose la question : est-ce qu'on peut dire, à un moment donné de sa vie, que ce qui est passé est "derrière nous", et n'a plus d'influence sur nous ? Je pense pour ma part, qu'on est toujours influencé par ce qui est derrière, justement, et qu'il vaudrait mieux reconnaître que tout a de l'influence. Donc ici, la caméra aussi a eu de l'influence et continuera d'en avoir, puisque quelque part, la vie de famille de tous ces jeunes et parents a été et affbleuG.jpgcontinuera d'être vue par chaque individu le désirant. Quant à prétendre que les jeunes et parents ont toujours été libres, c'est se montrer là aussi prétentieux. Il faut être conscient, et la réalisatrice nous le dit bien, qu'il n'a pas suffi de convaincre une fois ces familles d'être analysés dans leur plus stricte intimité : "A quelle fréquence alliez-vous filmer les ados à Yverdon? - Selon les appels téléphoniques que j’avais avec eux. Il y a des moments où il fallait les convaincre. Il arrivait même que je ne puisse plus en joindre certains." C'est donc une liberté sans cesse remise en question : est-ce que telle partie de ma vie est à dévoiler, est-ce que j'ai envie, dans 6, 5, 4, 3, 2, 1 an, que ce pan-ci de mon adolescence soit visible, en 1 clic, par plus de 20'000 spectateurs. Ou tout simplement, aurais-je bien mieux à faire, en pleine adolescence, que recevoir une équipe de journalistes chez moi... Bref, on comprend bien que ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air, d'être filmé à une période aussi charnière de sa vie. Remise dans un contexte plus large, cette question permet de poser la question des nouveaux médias ou plateformes comme facebook, qui permettent de montrer certains aspects de nous que l'on pourrait ne plus vouloir dévoilés au grand jour : comme l'accord donné à un temps x est considéré comme irrémédiable, il devient impossible (ou du moins fort cher et fastidieux) d'effacer toutes les traces.

Autre objectif de ce film, dévoilé par le fait qu'un "dossier pédagogique" est promu sur le site même du film et celui de la TSR, est de permettre à des élèves de se poser des questions sur cette période qu'est l'adolescence, avec comme appui l'exemple de ces 7 ados. Les producteurs accompagnent même le projet d'un "dossier pédagogique" où les élèves des classes de nos enfants sont notamment amenés à définir la personnalité de leur camarade, en apprenant à faire des "portraits physiques et moraux" des adolescent-e-s et à rentrer un élève de leur classe (sans le désigner, l'honneur est sauf) dans les 7 "attributs" préalablement choisis par les réalisateurs comme définissant (arbitrairement s'entend) la personnalité des 7 jeunes. ado_0.jpgNous sommes donc là à la limite de la psychologisation. Apprendre à mettre autrui dans des catégories doit-il faire partie des choses enseignées dans les écoles publiques, serait-ce pour la "bonne cause" (analyser la complexité des relations parents-enfants à un âge critique) ? Apprendre à définir le profil psychologique des gens de sa classe permettra-t-il d'affronter et de régler les questions de violence ? Laissez-moi en douter. Je doute qu'en revoyant les images TSR de leur adolescences, ces 7 jeunes ait été enchantés de se retrouver confinés dans les étiquettes du "bon gars" qui a vécu "une adolescence en apparence calme mais cachant une profonde fêlure" (exemple de la description TSR de qui est Thys, l'un des 7 jeunes). Ces étiquettes sont par définition réductrices. La fiche pédagogique propose de retrouver, en visionnant le film, qui est a) la romantique, b) le bad boy, c) l'impatiente, d) la rêveuse, e) le bon gars, f) l'effrontée, g) le philosophe. Est-ce 1. Thys, 2. Aurélie, 3. Mélanie, 4. Virginie, 5. Xavier, 6. Jordann, 7. Rachel ? Qu'à travers ce "film documentaire" on veuille "constituer une boîte noire de l'adolescence" et qu'on travaille sur ce film avec d'autres adolescents, bien ! Mais ne le faisons pas n'importe comment, en réduisant les problématiques complexes et en prenant pour argent content ce qu'on voit sur les images.

Attention, poser des questions de la vie, des questions existentielles, oui, je milite personnellement pour l'instauration - ce dès la maternel comme au Canada - de cours de philosophie pour enfants et adolescent
-e-s dans les écoles, pour leur permettre d'être critiques et d'analyser les situations complexes dont ils sont les actrices et acteurs, même celles concernant la sphère privée (ce, s'ils désirent en parler uniquement!). Mais lorsque l'on s'impose dans la sphère privée (serait-ce avec l'accord des familles et de leurs enfants - d'ailleurs à quel point ceux-ci ont pu dire librement s'ils étaient d'accord - après discussion en famille, de manière totalement individuelle et indépendante- on en doute évidemment) qui plus 0.jpgest caméra au point, on filme l'intimité des gens. La réalisatrice confesse d'ailleurs dans un article au Matin "qu'ils [l'équipe de tournage] ont été mis au courant de choses que leurs parents ignoraient". Cela participe en quelque sort au voyeurisme tant primé dans notre société et si peu dénoncé. Le fait de voir un enfant qui pleure devant la caméra expliquant qu'il ne peut le faire devant ses parents car il "doit être fort" et "y arrive" en face d'eux, c'est troublant. Bien sûr le cinéma est fait pour troubler. Mais ici cela rime malheureusement avec voyeurisme. Il s'agirait de rencontrer les parents de ce jeune, qui ont manifestement besoin de soutien pour être mieux à l'écoute de leur enfant, plutôt que de filmer sa détresse, de manière  invasive et flegmatique. Or semble-t-il, on a préféré choisir des ados cibles, qui allaient correspondre à ce qu'on voulait trouver (l'adolescence est un problème pour tous les jeunes).

De plus, il apparaît dangereux de parler de cinéma, de film, d'intrigue, alors qu'on est aux frontières (bien au-delà même à mon avis) du documentaire, et qu'on filme le cœur, la vie intime de familles réelles qui ne jouent, elles (contrairement bien entendu aux journalistes... où prétendraient-ils à une légendaire mais pour le coup bien chimérique neutralité ?) pas de rôle, mais leur existence même. Quant aux hommes, pères ou beaux-pères, je ne me souviens pas en avoir vu beaucoup - sans doute justement car ils sont jugés comme absents. Mêmes quand il sont là, ils semblent se "gêner" face à la caméra.

D'autres questions apparaissent. Comment ont été choisies les familles ? Selon quels critères, sont-elles plus ou moins représentatives sociologiquement ? On nous dit que seul le "feeling" a été retenu comme critère : «Il s’est fait sans idée préconçue. Nous nous sommes laissé convaincre par la rencontre avec les adolescents, par ce qu’ils nous racontaient d’eux-mêmes.» Difficile à croire. Ensuite, comment ces familles se sont-elles laissées convaincre à éparpiller leur vie intime devant toute la Suisse ? Y aurait-il pour elles un retour financier après une brève renommée et quelques plateaux TV ? Les auteurs sont-ils conscients des biais nombreux possibles d'une telle entreprise, si oui entendent-ils les mettre à jour, les critiquer - du moinsroman02.jpg les assumer ? Sachant le nombre de romands (et autres, Arte en a déjà fait l’acquisition et des discussions sont en cours avec la Schweizer Fernsehen (SF) et la RSTI) qui vont voir ce "film" et vont prendre à la lettre les stéréotypes qui peuvent y être décelés ? Un seul exemple de stéréotype ou de vérité révélée (présentée comme un nouveau dogme), on pense en effet après un tel documentaire, comme le dit le dossier pédagogique, que "en cela, le documentaire est clair : tous les enfants, surtout durant leur phase adolescente, souffrent des mauvaises relations entre leurs parents." Cela s'opposerait à notre perception plus ancienne selon laquelle "l'adolescent, en pleines transformations, veut s'affranchir à tout prix de ses parents". Or, cet aspect est réducteur, comme le précédent : tous les ados ne souffrent pas de mauvaises relations avec leurs parents !

Relevons néanmoins une bonne question dans ce fameux "dossier pédagogique" proposé, à savoir celle demandant aux jeunes de "devenir conscient des concessions faites par les 7 protagonistes pour être filmés, jusque dans l'intimité, pendant 7 ans. Qui accepterait cela ?" Je me permettrai de répondre : "pas moi !". Et le protagoniste Xavier non plus, lui qui, dans le dernier épisode (comme nous l'apprend le dossier pédagogique) dit : "Xavier déplore la sortie publique du film : "Je n'ai pas envie qu'il sorte car c'est une partie de moi que je donne. Mais j'espère que cela va aider des gens".
Est-ce que, pour autant, cela me donne le droit de regarder ces vies s'écouler ? Quelles limites à une œuvre cinémato-"sociologico"-"pédago"-psychologique ?!

Force est de constater que ce film documentaire s'inscrit dans ces rituels toujours plus promus par nos sociétés qui consistent à pousser les gens aux aveux, notamment sur des questions d'ordre privé et intime, comme notre culture judéo-chrétienne (cf. la confession) nous a appris à le faire, et à trouver cela "normal" et même sain : pour ceux qui s'étalent sans gêne, et pour ceux qui écoutent sans gêne non plus. Si bien qu'on ne s'étonne même plus qu'aucune voix critique ne se soit, à ma connaissance et pour l'heure, manifestée. A lire, à ce propos, cet excellent article de Foucault intitulé « L’homme, en Occident, est devenu une bête d’aveu » où l'on pose la question de savoir si l'aveu est réellement l'expérience d’une libération ou s'il est plutôt une réponse à une sommation du pouvoir.


Nous sommes donc en plein dans cette propension de nos sociétés à livrer de l’intimité en pâture au grand public. Peut-être que se voir filmé en train de pleurer en direct expliquant qu'on ose pas le faire devant ses parents, ou être filmé en train de dire que son père ferait mieux de quitter sa mère mais que "quand on s'aime on voit pas les défauts", etc. Peut-être que c'est just le prix à payer pour que le grand public puisse enfin voir ce qu'est "l'adolescence"... Peut-être qu'exposer sa vie devant des milliers de spectateurs est juste la nouvelle manière de faire de la télévision. La ressemblance entre ces émissions de TV réalité et Romans d'ados, c'est que justement tout est fait pour qu'elle devienne des fictions filmées. Je ne sais pas combien d'argent les jeunes et leur famille ont reçu, mais la récompense symbolique n’est pas simplement la satisfaction personnelle, narcissique, d’être passé à la télévision, d’y avoir fait un unique et éphémère passage, ni d'avoir touché un cachet, mais de devenir le personnage d’un récit. Je comprends donc que ce soit quelque chose de valorisant, qui plus est pour de jeunes adolescents qui vivent des moments difficiles. Savoir que des journalistes s'intéressent à notre sort, qu'ils vont faire de nous des sujets de télévision plus tard, participe à ce processus de créer des stars, ce qui d'ailleurs, passionne justement le public, sans qu’il en ait forcément conscience. Ce qui le passionne, c'est les changements qu'il voit sous ses yeux, ici pendant 7 ans (tout ça présenté en 4h de temps) dans la magie du direct et du continu, des gens ordinaires, issus de la vie réelle, devenir du jour au lendemain des personnages, acteurs d’une histoire, d’un récit, d’un scénario qui ressemble à un feuilleton, à une fiction. C'est ce que le public veut, ce dont il est friand. La TSR l'a compris elle qui a déchiré son porte monnaie pour nous présenter l'intimité de 7 familles pendant 7 ans en quelques heures.

Ces personnages puisqu'ils se donnant en spectacle, deviennent des protagonistes, les stars d’une fiction filmée.
Surtout qu'après coup, pas tous les jeunes referaient ce genre d'expérience sous forme de "film docu", comme ils le disent eux-mêmes !

On voit le lien avec la télé réalité, les jeunes sont amenés à donner leurs impressions, à la fin de la production, un peu comme après avoir été éliminés (cf. le loft).

Autre plateau pour en parler, où un jeune filmé explique que "y'a certains trucs que j'ai pas forcément envie que les autres voient". L'impudeur va jusqu'à mettre en avant le fait que l'entreprise est en soi impudique en le faisant dire aux jeunes eux-mêmes (du moins en leur proposant de le faire dans un interview spécifique - une des jeunes n'a d'ailleurs pas participé) ! Pour augmenter la véridicité de l'entreprise, son caractère impartial, et prouver qu'on a rien caché au spectatrices et spectateurs ? On peut se questionner.

On entend aussi : "quand je refusais de les voir [la production] je me faisais souvent engueuler"...

Et le "docteur" psychiatre qui dit qu'il est enchanté, qu'"il y a eu peu d'études sur le long terme dans ce domaine" : même pas un lapsus révélateur, il prend ce "film docu" comme une sujet d'étude... !! Ou quand la médecine perd tout regard critique, ne prend pas de hauteur et s'agenouille devant la pression populaire de son temps !
Et les critiques, me direz-vous, à part celle-ci ? A voir le recueil de "critiques" de presse suite à ce film documentaire. Un seul critique, Aboudoulaye Penda Ndiaye, pour reconnaître le caractère intrusif de ce type de film documentaire... Ou quand la critique sombre dans le politiquement correct...

A relever aussi, cette illusion que Romans d'Ados dépeindrait la réalité même, brute, comme le prétend Frédéric Maire dans l'émission LES TOILES (13/06/10) lorsqu'il dit : "Ce n’est pas tous les jours que l’on voit pour de bon et sans trucages des personnages du réel qui grandissent, qui évoluent et qui se transforment sous nos yeux. On vit vraiment avec ce film une expérience cinématographique terriblement émouvante, celle de toucher du doigt, enfin toucher des yeux le réel à l’œuvre dans la durée et dans la profondeur."

Pourtant tout est trucage, montage, sélections, intrusion, dévoilement. Il faut des aveux et on se débrouille bien de les obtenir, comme dans la télé-réalité, pire puisque avec le film docu on peut choisir les séquences qui vont être les plus percutantes, vont déranger le plus, vont dévoiler le plus. Dommage que la critique soit aveugle et unanime et qu'elle ne perçoive nulle part que ce film docu baigne corps et âme dans le besoin toujours plus incessant pour notre société de tout dévoiler, montrer, sans tabou - quitte à filmer le cœur même de l'adolescence de 7 jeunes et leur famille, pour des milliers de voyeuses et voyeurs : vive la culture de l'audimat.
N'oublions pas donc que c'est toujours des adultes qui filment des ados, et donc le monde du dehors qui, avec ses préjugés et regards propres, avec ce regard d'en haut, emprunt forcément de supériorité et d'autorité - marque par excellence de l'adulte, va forcément transmettre tout ça dans le filmé. Donc c'est surtout cela le danger, que les gens qui regardent prennent cela pour argent comptant, alors que tout cela n'est que montage, séquençage, sélection de ce qui doit être montré ou pas, des questions qui doivent trouver des réponses, etc.

Ce n'est pas qu'une séquence, ce sont quasi toutes les séquences qui sont intimistes et vont au coeur des relations intimes entre parents et adolescents, entre les ados eux-mêmes, etc.

Il aurait été intéressant de laisser les ados eux-mêmes se filmer, monter sélectionner un film avec l'aide de professionnel du film. mais ce n'est pas le cas ici, c'est le monde des adultes qui jette un regard construit sur des familles qui servent de miroir.

On déverse au téléspectateur un trop plein (mais n'est-ce pas le principe de la TV ?) d'informations, qui plus est montées, construites (à dessein...) pour susciter plein de sentiments (n'est-ce pas le but d'un film) et la spectatrice et le spectateur sont sûrement plus désemparé-e-s qu'autre chose à la fin.

Les gens ne vont pas saisir les politiques pour améliorer la vie des ados et des parents d'aujourd'hui en voyant cela, ne nous leurrons pas. Tout au plus ils se diront : "tiens je vis le même calvaire."
Pour finir, je tiens à préciser que je n'ai vu que le 1er épisode, et que j'ai fait part des 1ères remarques "à chaud" sur la démarche elle-même. Je ne prétends nullement avoir un jugement fini sur l'ensemble de la question, mais tenais à vous faire réagir à mes premiers sentiments.

Merci donc pour vos réponses / commentaires ou autres !

Ps: Ce film documentaire fera l'objet d'une discussion sur Infrarouge le 12 janvier 2011 à 22:00. Le tournage aura lieu à Yverdon.
Vous pouvez dès à présent poster votre commentaire et/ou poser vos questions dans le Forum de l'émission "Adolescence je t'aime moi non plus" sur www.tsr.ch/romansdados en suivant le lien "Le débat dans Infrarouge" ou directement sur www.infrarouge.tsr.ch. Les questions posées dans le forum sont régulièrement reprises dans le cadre du débat animé par Esther Mamarbachi.


16:50 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (49) | Tags : jeune, adolescence, violence, romans, documentaire, film, pédagogie, psychologie |  Facebook | | | |

Commentaires

Juste une question cher Julien, puisque je vois dans votre article que vous êtes très soucieux de l'éthique, vous citez souvent des phrases du dossier pédagogique du film (très souvent sorties de leur contexte, mais c'est pardonnable vous n'êtes pas un journaliste), juste une question : avez-vous demandé la permission des protagonistes pour l'utilisation de leur image dans votre article? Pensez-vous qu'ils soient d'accord d'être assimilé-e-s à votre propos? Avez-vous demandé la permission de la réalisatrice Béatrice Bakhti d'utiliser son image pour illustrer votre article? Votre article : la fin du droit à l'image? Des captures d'images extraites du film, vous savez que c'est du pillage ?

Sans parler du fait que vous lancez un débat après avoir vu je cite "rapidement" le 1er épisode d'une série. Avez-vous appris durant vos très nombreuses études que juger une oeuvre après avoir lu le premier chapitre "rapidement" n'est pas très scientifique comme approche?

Cordialement,

une spectatrice qui a vu les 4 épisodes et qui n'est pas du tout d'accord avec votre opinion et tentative désespérée d'attirer l'attention. Bon courage, sait-on jamais!

Écrit par : Caroline Grosjean | 27/12/2010

dites moi plutôt, chère madame, ce que vous pensez du fond de mes critiques, plutôt que d'en repérer les faiblesses de formes, vous en sortiriez grandie. dire qu'on "est pas du tout d'accord avec opinion et tentative d'attirer l'attention" n'est pas un argument, mais prouve tout au plus que vous n'avez rien à objecter à mes critiques.

mais vous qui devez sûrement faire partie de la production, vous demanderez les droits d'image pour moi, merci d'avance :-)

Écrit par : Julien Cart | 27/12/2010

cher monsieur, je ne fais pas du tout partie de la production, si cela peut vous rassurer. C'est pour cette raison que je n'ai pas à répondre à vos critiques (puisque je ne me sens pas du tout visée par votre article). Je dis juste que vouloir à tout prix lancer un débat après avoir vu qu'un seul épisode dans une série de 4 me fait penser que c'est vous qui avez besoin de sortir grandi de cet article, pas moi.

Les faiblesses de formes c'est tout ce que vous reprochez à cette série, car je ne vois pas comment vous pourriez parler du contenu puisque vous n'avez vu qu'une toute petite partie de la série. Mais restez sur vos positions et dites à tout le monde qui répondra à votre article qu'ils font partie de la production. Au moins vous avez de l'humour, chose rare pour un vert.

Écrit par : Caroline Grosjean | 27/12/2010

je constate que vous n'avez décidément rien à dire, donc bon vent à vous et merci de n'avoir rien apporté à ce sujet.

Écrit par : Julien Cart | 27/12/2010

Pour répondre premièrement à Caroline Grosjean, Les photos publiées sorte du dossier pédagogique d'articles de journeaux et du site internet ne vous inquiéter pas pour ceci les accords ont déjà été donnés ;-).

Pour répondre à Julien Clart déjà pour facebook,

les surnoms c'est juste pour que d'un point de vu psychologique, pour que les gens retienne nos visages et nos noms... Ensuite pour les résumé que vous citez d'"étiquettes réductrices" ne sont pas des étiquettes réductrice, il s'agit juste d'un mini résumé si il explique tout vaux mieux regarder les films...
Personnellement j'accepte votre critique qui est constructive, chacun est libre d'opinion, nous avons la chance d'être dans un pays ou nous avons le droit de s'exprimer!

Votre question suivante était celle là : "Autre question : l'engagement a été pris avec les producteurs que "rien ne soit divulgué avant que les jeunes ne soient adultes, avant qu'ils puissent affronter cette partie de la vie comme quelque chose de passé, de derrière eux" explique Irène Challant de la TSR. Est-ce que tu penses qu'on peut dire, à un moment donné de sa vie, que ce qui est passé est "derrière nous", et n'a plus d'influence sur nous ?"

Expliquer comme ceci je comprend votre réaction... Ce qu'elle voulait dire par la, c'est que si nous n'avons pas vu d'image avent la fin du montage des 4 films c'est tout simplement pour pas que ceci nous influence pour plus tard, pour que le documentaire soit le plus authentique possible...Il est claire qu'après voir vu les 4 film pour la première foi cela nous a tous fait un électrochoc. Personnellement je me suis beaucoup remis en question pour beaucoup de choses et cela ma beaucoup aidé! c'est claire que ca n'a pas tout de suite été facile digérer. Mais Béatrice est une personne très pure, très gentille,très compréhensive,très à l'écoute et très juste, elle a réussi a faire un magnifique documentaire avec son mari Nasser, et elle a été notre confidente pendant ces 8 années à la caméra et hors caméra aussi.

Je ne pense pas que la Présence des caméra nous aient influencées car pendant ces 7 ans ça toujours été les mêmes équipes qui venait nous filmer, alors une réel confiance s' est installée entre nous donc c'est comme si nous étions amis. D'ailleurs je considère Béatrice et Nasser comme des amis pour moi nous avons encore d'excellents liens!

Je pense que vous n'imaginez même pas tout le travail qu'ont du faire Béatrice et Nasser pour faire ce documentaire et les sacrifices qu'ils ont fait pendant et après le tournage, ils avaient eux aussi des adolescent la maison, ils se sont au sens propre du terme ruiner pour ce projet car au début personne ne les a soutenus. Il y a eu au total passé 450 heures de rush, imaginez le temps que ça leur a pris pour en faire 4 films de 1h30...

Nous avons eu le droit à l'image donc si nous étions pas d'accord avec leur conditions il n'y aurai pas eu de romans d'ados! donc nous sommes tous conscients que un large public va voir romans d'ados!
Après on ne peut pas dire que notre vie ou toute notre adolescence est dévoilée, de ma paqrt il ya énormément de choses qui n'ont pas été dévoilée, et pareille pour mes 6 autres collègues. ces films nous représente très bien, nous sommes tous content du résultat et tous content du succès de ce documentaire!

Je tiens à préciser que des contrats on été signer donc tout à été respecter!
Mais je vous conseil vivement de bien regarder ces films et de venir le 12 janvier à la marive d'yverdon pour en discuter ça me ferait un grand plaisir de discuter avec vous. Meilleures salutations et bonne année. Thys

Écrit par : Thys Ubertini | 28/12/2010

Hé bien moi, émoi, que ces jeunes ados lassants aient un quelconque avenir suisse voire chiche, peu m'importe en fait, en fêtes de fin d'année, surtout car il me semble que ces quelques ados laissant tombé leurs masques ont été sélectionné par nos médias chiches et qu'ils ont ensuite été montré à tort et à travers tous leurs travers, ce qui fait que finalement, en vérité je vous l'écris et vous le crie, en vain, enfin, de droit ...
On ne devrait jamais généraliser quelques cas surmédiatisés avec une quelconque réalité surtout qu'à la télé, t'es laide, réalité ?

Écrit par : Oussama Muse | 28/12/2010

Vert et objecteur de conscience, tout un programme...ou comment couper les cheveux en 96 alors que la TSR est loin, très loin, de la trash-attitude de TF1 et consorts.

Écrit par : Courant alternatif | 28/12/2010

merci Thys d'avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Oui peut-être que je pourrai venir à Yverdon pour l'émission infrarouge, à voir ! merci pour votre ouverture.

@courant alternatif

objecteur de croissance ;-) mais aussi de conscience, c'est vrai. Quant à comparer TF1 à la TSR, je vois pas où je parle de ça. Je me permets juste de remettre le choix d'une telle émission dans son contexte, celui d'une société qui pousse à l'aveu (cf. télé réalité). Je sais qu'ici le but n'était pas la tv réalité, néanmoins le principe est le même, on film des gens dans leur lieu de vie et on en soutire des infos sur leur vie privée, intime, pour régaler des centaines et des milliers de spectatrices et spectateurs voyeurs.

Écrit par : Julien Cart | 28/12/2010

Cela n'a strictement rien a voir avec de la télé réalité, c'est totalement le contraire! la télé-réalité il y a un sénario... pour romans d'ados il n y a pas de sénario... nous avons tous été volontaire donc ce nêst pas du tout du voyeurisme, regardent les gens qui veulent regarder!!!! moi je je vous conseil de regarder encor une foi bien attemtivement le premier film et de regarder les autres.... si jms c'est disponible sur tsr.ch. a bon entendeur. Thys

Écrit par : Thys Ubertini | 28/12/2010

Cher Monsieur Cart, si vous avez autant de talent pour la politique que pour la critique de film (et non pas un reportage, ni une émission, mais un film documentaire en 4 épisodes - petit détail pour vous mais d'une grande importance pour l'oeuvre )alors permettez moi de vous dire que vos camarades de lutte devraient s'inquiéter pour le futur de votre mouvement politique. Pratiquer avec autant de désinvolture la mauvaise foi et la méconnaissance,la confusion totale des genres (vous parlez de reportage, d'émission, mais il s'agit d'un film documentaire) sans parler du mépris évident que vous avez pour toute personne qui ose ne pas être d'accord avec vous, me laisse songeur.

Des politiciens inquiètants j'ai déjà entendu, lu et vu dans ma vie, mais lire vos commentaires et propos en tant que futur pédagogue, cela est encore plus inquiétant.

Cela ne m'étonne guère de vous savoir chez les jeunes verts, votre manière de faire ressemble à celle de votre mouvement : parler pour ne rien dire, déclancher des débats stériles sans même connaître les sujets, mépriser ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. Bon vent à vous, je n'ai rien contre des petits puceau de la politique romande, mais il y a tout de même des limites dans le besoin d'attention du petit garçon.

Écrit par : George Simon | 28/12/2010

je ne parle ni d'émission ni de reportage, relisez-moi, j'ai toujours parlé de "film documentaire", n'en déplaise à Monsieur.

le mépris que j'ai ? je croisa avoir reconnu le mérite de celles et ceux qui, au moins eux, tentent de rentrer dans le fond du sujet plutôt que de s'arrêter à la forme, ce qui prouve bien qu'on a rien à dire, comme vous le faites bien Monsieur.

enfin, je préfère être un "petit puceau" de la politique romande, qu'un vieux commentateur de blog aussi inutile qu'impoli.

Écrit par : Julien Cart | 28/12/2010

J’ai regardé avec émotion les 4 volets du film “Romans d’ados” et ne retrouve nulle part ce “voyeurisme” que l’auteur de cette chronique montre au doigt. L’utilisation du terme “voyeurisme” me paraît par ailleurs hors sujet. Je rappelle la définition qu’en donne le Larousse : “Voyeurisme; déviation sexuelle consistant à épier autrui à son insu dans des conduites impliquant l'intimité (rapports sexuels, toilette, défécation, miction)”. Peut-être le blogueur entendait-il par “voyeurisme” plutôt curiosité jugée malsaine, à l’instar des émissions de télé-réalités?

En regardant “Romans d’ados” pourtant, j’ai eu le sentiment que la caméra savait bien respecter les moments intimes des différentes familles. On ne saura jamais ce que Jordann a fait comme bêtise dans son enfance, on n’entre pas dans le local avec Xavier et ses copains lors de leurs soirées bières, on voit Virginie qui explique qu’elle ne tient pas à répondre à certaines questions... La caméra jouerait plutôt le rôle d’un invité dans la cellule familiale, un invité à qui on ne dit ni ne montre pas tout.

Plus encore, il me semble que, plus qu’un projet pédagogique ou même documentaire, ce film a surtout une visée artistique: j’ai regardé “Romans d’ados” comme un poème sur grand écran, une fenêtre sur quelques traits d’adolescence, qui touchent et reviennent plus questionner la jeunesse du spectateur lui-même que celles des protagonistes du film. Et cette caractéristique lui donne toute son originalité et l’écarte, à mon sens, des émissions de télé-réalités.

Qu’en pensent ceux qui ont vu les 4 films?

P.S. Moi non plus, je ne fais pas partie de l’équipe de production, soit dit en passant :)

Écrit par : Marianne Grosjean | 28/12/2010

J’ai regardé avec émotion les 4 volets du film “Romans d’ados” et ne retrouve nulle part ce “voyeurisme” que Julien Cart montre au doigt. L’utilisation du terme “voyeurisme” me paraît par ailleurs hors sujet. Je rappelle la définition qu’en donne le Larousse : “Voyeurisme; déviation sexuelle consistant à épier autrui à son insu dans des conduites impliquant l'intimité (rapports sexuels, toilette, défécation, miction)”. Peut-être le blogueur entendait-il par “voyeurisme” plutôt curiosité jugée malsaine, à l’instar des émissions de télé-réalités?

En regardant “Romans d’ados” pourtant, j’ai eu le sentiment que la caméra savait bien respecter les moments intimes des différentes familles. On ne saura jamais ce que Jordann a fait comme bêtise dans son enfance, on n’entre pas dans le local avec Xavier et ses copains lors de leurs soirées bières, on voit Virginie qui explique qu’elle ne tient pas à répondre à certaines questions... La caméra jouerait plutôt le rôle d’un invité dans la cellule familiale, un invité à qui on ne dit ni ne montre pas tout.

Plus encore, il me semble que, plus qu’un projet pédagogique ou même documentaire, ce film a surtout une visée artistique: j’ai regardé “Romans d’ados” comme un poème sur grand écran, une fenêtre sur quelques traits d’adolescence, qui touchent et reviennent plus questionner la jeunesse du spectateur lui-même que celles des protagonistes du film. Et cette caractéristique lui donne toute son originalité et l’écarte, à mon sens, des émissions de télé-réalités.

Qu’en pensent ceux qui ont vu les 4 films?

P.S. Moi non plus, je ne fais pas partie de l’équipe de production, soit dit en passant :)

Écrit par : Marianne Grosjean | 28/12/2010

On connaît la chanson, on enregistre des milliers d'heures et on choisit finalement de n'en montrer que de toutes petites parties, soit celles qui sont les plus "vendeuses" et sujettes à polémiques voire à provocations ... ainsi va le monde immonde de la téléréalichier, oh yeah !

Écrit par : Oussama Muse | 29/12/2010

Je tien a re répeter Romans d'ados n'est pas de la télé-réalité mais va dans le sens contraire de la télé-réalité!!

Écrit par : Thys Ubertini | 29/12/2010

au contraire, nous sommes en plein dans cette propension de nos sociétés à livrer de l’intimité en pâture au grand public. peut-être, Thys, te voir filmé en train de pleurer en direct expliquant que tu oses pas le faire devant tes parents, ou filmé ou en train de dire que ton père ferait mieux de quitter ta mère mais que "quand on s'aime on voit pas les défauts", etc. Peut-être pour toi, c'est juste normal et naturel d'exposer sa vie devant des milliers de spectateurs, je respecte le fait que cela soit normal pour toi. Pour ma part je vois ce genre de film documentaire dans une nouvelle manière de faire de la télévision. La ressemblance entre ces émissions de TV réalité et Romans d'ados, c'est que justement tout est fait pour qu'elle devienne des fictions filmées. Je ne sais pas combien d'argent les jeunes et leur famille ont reçu, mais la récompense symbolique n’est pas simplement la satisfaction personnelle, narcissique, d’être passé à la télévision, d’y avoir fait un unique et éphémère passage, ni d'avoir touché un cachet, mais de devenir le personnage d’un récit. Je comprends donc que ce soit quelque chose de valorisant, qui plus est pour de jeunes adolescents qui vivent des moments difficiles. Savoir que des journalistes s'intéressent à notre sort, qu'ils vont faire de nous des sujets de télévision plus tard, participe à ce processus de créer des stars, ce qui d'ailleurs, passionne justement le public, sans qu’il en ait forcément conscience. Ce qui le passionne, c'est les changements qu'il voit sous ses yeux, ici pendant 7 ans (tout ça présenté en 4h de temps) dans la magie du direct et du continu, des gens ordinaires, issus de la vie réelle, devenir du jour au lendemain des personnages, acteurs d’une histoire, d’un récit, d’un scénario qui ressemble à un feuilleton, à une fiction. C'est ce que le public veut, ce dont il est friand. La TSR l'a compris elle qui a déchiré son porte monnaie pour nous présenter l'intimité de 7 familles pendant 7 ans en quelques heures.

Ces personnages puisqu'ils se donnant en spectacle, deviennent des protagonistes, les stars d’une fiction filmée.

Écrit par : Julien Cart | 29/12/2010

Hé oui, Julien adoré, héhéhé, à la télé t'es laid alors qu'à la radio, t'es rigolo !
Vivement la convergence ...
http://blogs.rsr.ch/la-vie-est-belle/rappaz-roi-des-medias/

Écrit par : Oussama Muse | 30/12/2010

Monsieur Cart après avoir lu attentivement votre blog et vos publications sur Facebook, je me sens motivé pour vous faire quelques remarques autant sur votre manière d'être que sur le sujet sus-mentionné.
En préambule je dirai vous avez parfaitement le droit de détester le film et de le dire mais comme cela a déjà été dit maintes fois, regardez donc (oui je sais..., faites le voyeur...) l'intégralité de l'œuvre et pas rapidement, avant de réagir cela vous aurait par exemple permis de capter que ce n'est pas Thys qui pleure... mais Xavier...(étonnant non ?).
Globalement, je partage votre point de vue sur la télé-réalité mais je ne comprends pas du tout l'analogie que vous tentez désespérément de faire avec Romans d'Ados, et donc si j'étais prof, je vous écrirais en marge de votre devoir « analyse intéressante, mais vous vous écoutez trop parler, et du coup vous êtes complètement hors sujet »
Sur la forme, je dirai que pour un future master en sciences de l'éducation, votre style touffu laisse à désirer (vous pourrez me retourner le compliment ,j'en conviens, mais à la différence de vous je n'ai aucune ambition dans ni dans l'enseignement ni en politique) j'ai déjà vu pire sur internet mais ce n'est pas une référence vous en conviendrez...
Pour lancer le débat soyez donc clair et ne commencez donc pas par « Pour faire l'avocat du diable, je propose donc de lancer le débat. N'y voyez qu'une volonté de mieux comprendre », pour ensuite vomir votre réquisitoire, de toute manière vous ne cherchez pas à comprendre car comme vos semblables pétris de certitudes vous pensez avoir tout compris.
Il est aussi frappant de noter à quel point vous avez tendance à prendre tout contradicteur de haut, et vos réponses du style « je constate que vous n'avez décidément rien à dire, donc bon vent à vous et merci de n'avoir rien apporté à ce sujet »sont symptomatiques de votre suffisance, vous qui poussez des cris d'orfraies à la moindre insulte à votre encontre, vous vous permettez des réponses qui dans le ton sont d'une rare grossièreté (j'ai dit le ton, pas les mots) . Dans votre dialogue avec Thys (Facebook, mur romands d'ados) votre ton mielleux et paternaliste a bien entendu fini par énerver Thys (je ne peux pas le blâmer) et il intéressant de constater que votre sollicitude pour les jeunes du film cède vite le pas à votre besoin de démontrer que vous avez raison et on sent très bien à quel point le sort de ses jeunes vous importe peu par rapport à votre besoin d'ergoter, venant d'un futur enseignant, je trouve cela terrifiant.
Monsieur Simon, visiblement peu porté sur l'écologie et les verts se réjouit de vous savoir dans ce parti, moi, en tant que sympathisant je m'en inquiète et m'en attriste, je me raccroche à l'espoir que vous n'êtes pas représentatif de ce qu'est ce parti. Faute de partager les opinions de M. Simon, je souscris absolument à cette phrase (mais pas au reste de son messages : « des politiciens inquiétants j'ai déjà entendu, lu et vu dans ma vie, mais lire vos commentaires et propos en tant que futur pédagogue, cela est encore plus inquiétant ». Et je rajouterai que, en effet je suis soulagé de savoir que vu l'age de mes enfants il n'auront jamais à croiser votre route durant leurs études, je plains néanmoins les autres jeunes qui n'auront pas leur chance.
Puisque vous convoquez Foucault dans le débat (excellent article j'en conviens), demandez vous donc ce qu'il aurait pensé de Facebook (vous qui semblez être un grand utilisateur), de ses soit-disant « amis», de l'utilisation des blogs par tous ces nombrilistes (en passant j'ai bien rigolé quant vous parlez de narcissisme, venant de vous, c'est vraiment le roquefort qui dit au camembert qu'il pue) qui flattent leur égo sur-dimensionné, essayant de masquer leur médiocrité en publiant à tout va...
Par soucis de clarté je précise que je je ne fais aucunement partie de la production (puisque c'est un argument douteux que vous utilisez pour essayer de discréditer vos contradicteurs), je suis certes le frère de la réalisatrice et ne m'en cache pas, je ne suis pas pour autant un béni oui-oui et encore moins en service commandé. Au delà de ce lien familial, ma réaction est celle d'un simple lecteur/spectateur que votre ton et votre argumentation ont tout simplement outré.
Pour terminer, si vous vous sentez insulté par mon message, je vous répondrai que j'ai été de loin moins discourtois que vous ne l'êtes dans certaines de vos publication.

Écrit par : Dominique Peterschmitt | 30/12/2010

Cher Monsieur Peterschmitt, je suis tout à fait d'accord avec vous et avec votre analyse très pertinente sur le profil psychologique inquiétant de Monsieur Cart qui commence à perdre les pédales.

Comme vous, en tant que sympathisante du mouvement vert j'ai fait part de mon indignation au instances dirigeantes du mouvement des Verts, non pas parce que je ne supporte pas l'idée de débat ou d'opinion contradictoire émise par Monsieur Cart, mais parce que j'estime qu'un publiant sur un blog qui a la caution du moins intellectuelle d'un mouvement politique (comme il est annoncé dans le titre du blog), ce mouvement politique doit se positionner face à sa manière d'agir : il inonde le profil Facebook de Romans d'ados de messages, il publie de nombreuses fois le lien vers son blog, soit sur Facebook, soit sur le forum d'infrarouge où ironie du sort son profil d'utilisateur n'est pas Julien Cart mais "Le Petit Prince".
J'aimerais savoir si les verts sont d'accord avec ce ton agressif et inquiétant, et sa façon de répondre aux intervenants sur son blog ("bon vent et merci de ne rien apporter au sujet"). Quand on publie sous la bannière d'un mouvement politique j'estime qu'il faut avoir une attitude respectueuse et représenter les valeurs de ce mouvement, ou je me trompe?
Si monsieur Cart veut publier son opinion en tant que tout citoyen lambda du pays, il est libre de le faire sur son propre blog, et non pas un blog qui porte le logo des jeunes Verts, ou je me trompe?

Un dernier détail : plus il y a des réponses aux interventions de Julien Cart (et lui il le sait, c'est pour cela qu'il poste régulièrement des réponses, même quand il n'a pas à répondre) plus il monte dans le fil RSS et visible parmi les dizaines et dizaines de blogs hébergés par le site du journal. Aujourd'hui son blog ne fait partie d'aucun classement, ni le plus lu, ni avec le plus de commentaires, il faut vraiment vouloir chercher ce blog sur le site de la TDG pour le trouver.
Ca me fait mal au coeur de voir que les protagonistes du film (que je trouve sublimes de courage et de sincérité) interviennent régulièrement sur le blog pour faire entendre raison à ce monsieur. Il faut ignorer un tel personnage qui ne cherche qu'un petit instant de gloire, qui n'est pas du tout intéressé ni par le débat ni par l'échange civilisé et respectueux.

Il faut arrêter de parler aux cons, ça les instruit.

ABE.

P.S. Si le secretariat des Verts me répondra suite à ma demande de positionnement face à l'attitude de Monsieur Cart, je me permettrai de poster leur réponse ici pour que tout le monde soit au courant.

Écrit par : Sabrina Schmitt | 30/12/2010

Merci Dominique!

Écrit par : Thys | 30/12/2010

Merci Sabrina pour cette démarche tout à fait justifiée.
Jamais, je dis bien JAMAIS dans ma vie, on m'a traité de vieux inutile, c'est pour la première fois que je subis cela.
Venant de la part de quelqu'un qui sévit sous une bannière politique me semble d'autant plus inadmissible.
Sur ce, je ne reviendrai plus sur ce blog, effectivement, il faut arrêter de donner trop d'importance à quelqu'un de manifestement inquiétant.

Écrit par : George Simon | 30/12/2010

Je pense en effet que le fait que personne n'ait tenté de critique sur la démarche "Romans d'ados", me permet d'endosser tous les maux de la terre, mais je le fais volontiers. En effet, on ne s'attaque pas à quelque chose que toute la presse, toute la critique de cinéma, et tout le reste a encensé.

Pour ce qui est du fait que ce blog serait écrit au nom d'un mouvement politique, que je représenterais qui plus est, c'est vraiment là votre dernière ressource pour de nouveau éviter la critique sur le contenu, et prouver que vous n'avez que votre mauvaise foi à présenter. Il n'est écrit nul part que c'est un blog écrit au nom d'un parti ou d'un mouvement politique quel qu'il soit. Navré.

J'écris ce blog de ma plume, et il n'engage que moi. D'ailleurs, sachez que les Verts ne se positionnent pas sur chaque écrit de leurs membres, serait-il déstabilisant pour des bien pensants tels que vous, contrairement à certains partis (il semble d'ailleurs que Madame Schmitt provienne de l'un de ces partis où tout est contrôlé, analysé, censuré, vous m'en voyez navré pour elle).

Je n'ai contrevenu à aucune règles ni à aucune loi en écrivant mon avis sur une œuvre cinématographique qui se veut pédagogique et sociologique. Je n'ai, selon moi, été ni paternaliste ni dénigrant, je me contentais d'attendre des réponses sur le contenu mais n'ai obtenu quasi que des réponses à côté, qui m'attaquaient sur la forme, soit.

Sabrina Schmitt :

"il inonde le profil Facebook de Romans d'ados de messages, il publie de nombreuses fois le lien vers son blog, soit sur Facebook, soit sur le forum d'infrarouge où ironie du sort son profil d'utilisateur n'est pas Julien Cart mais "Le Petit Prince"."

C'est faux, j'ai publié un lien avec un début de commentaire sur le profil Facebook de ROmans d'ados, où la discussion s'est déroulée. Puis j'ai publié une seule fois sur le mur le lien de ce blog (qui d'ailleurs a été effacé, bonjour la censure). Quant à Infrarouge, j'ai fais un post où j'ai publié mon blog, et un sms.

Je ne pense pas qu'on puisse appeler cela de l'harcèlement.

Bref vos commentaires et procédés deviennent aussi navrant que déplacés, je vais donc moi aussi éviter de répondre à de telles attaques abjectes.

Écrit par : Julien Cart | 30/12/2010

Mon pôvre Julien, jouons Cart sur table et avouons que tous ces fanatiques de cette soit-disant télé fiction ne sont en tout cas pas des fan'éthiques des véritables fictions cinématographiques, et toc !

Écrit par : Oussama Muse | 30/12/2010

La deuxième fois que je viens sur votre blog, j’apprécie votre démarche critique à l’égard de ce film documentaire. Dommage la plupart des spectateurs et spectatrices sont obnubilé(es )par la toute puissance de la télévision, et le déballage de ce que nous considérons comme intime et personnel Bonne année à toutes et tous

Écrit par : ariane | 30/12/2010

Merci à vous Oussama et ariane !

Ces deux sujets prouvent que les questions posées dans ce blog doivent en effet être posées :

Après coup, pas tous les jeunes referaient ce genre d'expérience sous forme de "film docu" : http://www.tsr.ch/video/docs/evenement/2798044-romans-d-ados-et-si-c-etait-a-refaire.html#id=2798044

On voit le lien avec la télé réalité, les jeunes sont amenés à donner leurs impressions, à la fin de la production, un peu comme après avoir été éliminés (cf. le loft).

Autre plateau pour en parler : http://www.tsr.ch/video/emissions/tard-pour-bar/2077057-debat-romans-d-ados-1-3.html#id=2077057

"y'a certains trucs que j'ai pas forcément envie que les autres voient"

L'impudeur va jusqu'à mettre en avant le fait que l'entreprise est en soi impudique en le faisant dire aux jeunes eux-mêmes (du moins en leur proposant de le faire dans un interview spécifique - une des jeunes n'a d'ailleurs pas participé) ! Pour augmenter la véridicité de l'entreprise, son caractère impartial, et prouver qu'on a rien caché au spectatrices et spectateurs ? On peut se questionner.

On entend aussi : "quand je refusais de les voir je me faisais souvent engueuler" :-(

Et le "docteur" psychiatre qui dit qu'il est enchanté, qu'"il y a eu peu d'études sur le long terme dans ce domaine" : même pas un lapsus révélateur, il prend ce "film docu" comme une sujet d'étude... !! Ou quand la médecine perd tout regard critique, ne prend pas de hauteur et s'agenouille devant la pression populaire !

Je crois que l'infrarouge sur le sujet promet : on va de nouveau faire l'apologie de ce type d'entreprise qui dévoile tout. Triste temps.

Écrit par : Julien Cart | 30/12/2010

Ahah Monsieur Cart!!!!

Regarder bien et ecoutez bien ce qu'on di dans la vidéo de nos impressions, qui soit dit au passage filmer juste apre la projection privée de romans d'ados! et pour le psychiatre de tard pour bar il n'a rien a voir avec romans dâdos et n'est pas du tout une référence!!!
Mais bon apparement vous savez bîen mieux que moi!!! donc je me tait et je vous laisse croire ce que vous voulez croire. voila comment maintnenant pas mal de politicien... Quel dommage... En esperant pas avoir heurter votre sensibilité bi énerver, chose que vous etes entrain de faire a tout le monde d'ailleure je vous souhaite tout de meme une bonne année!

Écrit par : Thys | 31/12/2010

Ahah Monsieur Cart!!!!

Regarder bien et ecoutez bien ce qu'on di dans la vidéo de nos impressions, qui soit dit au passage filmer juste apre la projection privée de romans d'ados! et pour le psychiatre de tard pour bar il n'a rien a voir avec romans dâdos et n'est pas du tout une référence!!!
Mais bon apparement vous savez bîen mieux que moi!!! donc je me tait et je vous laisse croire ce que vous voulez croire. voila comment maintnenant pas mal de politicien... Quel dommage... En esperant pas avoir heurter votre sensibilité bi énerver, chose que vous etes entrain de faire a tout le monde d'ailleure je vous souhaite tout de meme une bonne année!

Écrit par : Thys | 31/12/2010

Ahah Monsieur Cart!!!!

Regarder bien et ecoutez bien ce qu'on di dans la vidéo de nos impressions, qui soit dit au passage filmer juste apre la projection privée de romans d'ados! et pour le psychiatre de tard pour bar il n'a rien a voir avec romans dâdos et n'est pas du tout une référence!!!
Mais bon apparement vous savez bîen mieux que moi!!! donc je me tait et je vous laisse croire ce que vous voulez croire. voila comment maintnenant pas mal de politicien... Quel dommage... En esperant pas avoir heurter votre sensibilité bi énerver, chose que vous etes entrain de faire a tout le monde d'ailleure je vous souhaite tout de meme une bonne année!

Écrit par : Thys | 31/12/2010

Thys, tissez-vous toujours vos commentaires sur la toile en trois exemplaires identiques ?
Couac il en soit, ainsi soit-il, amène... ô dieu odieux des médias chiches bien plus de diversité sur nos plateaux de télé où t'es laide, réalité, héhéhé, alors que sur nos ondes qui colorent stress, à la radio, t'es rigolo, hohoho ?
http://blogs.rsr.ch/la-vie-est-belle/dallas-ton-univers-impitoyable/

Écrit par : Oussama Muse | 31/12/2010

A voir le recueil de critiques de presse suite à ce film documentaire : http://www.facebook.com/note.php?note_id=421460890638

Un seul critique, Aboudoulaye Penda Ndiaye, pour reconnaître le caractère intrusif de ce type de film documentaire... Ou quand la critique sombre dans le politiquement correct...

à relever aussi, cette illusion que Romans d'Ados dépeindrait la réalité même, brute, comme le prétend Frédéric Maire dans l'émission LES TOILES (13/06/10) lorsqu'il dit : "Ce n’est pas tous les jours que l’on voit pour de bon et sans trucages des personnages du réel qui grandissent, qui évoluent et qui se transforment sous nos yeux. On vit vraiment avec ce film une expérience cinématographique terriblement émouvante, celle de toucher du doigt, enfin toucher des yeux le réel à l’œuvre dans la durée et dans la profondeur."

Pourtant tout est trucage, montage, sélections, intrusion, dévoilement. Il faut des aveux et on se débrouille bien de les obtenir, comme dans la télé-réalité, pire puisque avec le film docu on peut choisir les séquences qui vont être les plus percutantes, vont déranger le plus, vont dévoiler le plus. Dommage que la critique soit aveugle et unanime et qu'elle ne perçoive nulle part que ce film docu baigne corps et âme dans le besoin toujours plus incessant pour notre société de tout dévoiler, montrer, sans tabou - quitte à filmer le cœur même de l'adolescence de 7 jeunes et leur famille, pour des milliers de voyeuses et voyeurs : vive la culture de l'audimat.

Écrit par : Julien Cart | 31/12/2010

Chères amies et amis, merci à chacun-e pour vos commentaires.

Malgré la tournure quasi dramatique qu'a pris cette discussion, je tiens à formuler à chacun-e mes meilleurs voeux pour cette année 2011.

Je souhaite présenter particulièrement mes voeux aux jeunes de Romans d'Ados, qui ont discuté avec moi de manière ouverte et je les remercie. Qui plus est, parce qu'ils ne vivent pas quelque chose de simple ces derniers temps. Malgré tout (l'effet de popularité, le soutien entre eux, etc.), voir son adolescence (enfin quelques bribes, mais tout de même) passée au peigne fin devant beaucoup de gens, ce n’est jamais simple, et leurs témoignages post-docu l’ont bien démontré. Donc je tiens à les encourager malgré que je ne défende pas la démarche en elle-même. J’avoue que ces encouragements, je ne les ai pas, pour l’heure, laissés bien transparaître (si ce n’est en message privé à l’une des adolescent-e-s), et c’est là un manque que je veux bien m’attribuer. (mais de là à m’attribuer tous les maux de la terre...je n'ai - ils pourront en témoigner - jamais manqué de respect à ces jeunes).

Bonne année 2011 à toutes et tous !

Écrit par : Julien Cart | 31/12/2010

Fêtes comme chez vous !
http://home.urbanet.ch/~fatus/cv/cvrigolo.htm

Écrit par : Oussama Muse | 31/12/2010

J'ai trouvé ce Film- Doc ou pseudo télé réalité pour certains vraiment très bien.
Mais M. Thys ainsi que ses partisans ont oublié que du moment où l'on propose une oeuvre à un public il faut s'attendre à des critiques qu'elle soit positives ou négatives. M. Cart se fait insulté alors qu'il propose un débat qui pour ma part je trouve assez constructif du moment où chacun à droit de donner son avis sans se faire insulté.

Écrit par : M. Costa | 05/01/2011

Hou, ça m'amuse !
Où ça, ma muse ?
Mais partout où ça m'amuse, ma muse ...
http://oussamamuse.wordpress.com/2011/01/05/telerealichier/

Écrit par : Oussama Muse | 06/01/2011

Permettez-moi également d'apporter mon grain de sel au sujet. J'ai vu les 4 films en salle et j'ai été frappé par le respect et l'humanité de l'entreprise qui transpire dans tous les épisodes. Contrairement aux émissions de télé-réalité faits souvent à la va-vite et pimentées de moments chocs pour happer le spectateur, ces films sont le reflet de vies, simples et complexes à la fois comme la vie de chacun d'entre nous, comme nous le proposait déjà la télévision suisse romande bien avant que le mot "télé-réalité" n'apparaisse.

Outre le fait qu'il est scandaleux que vous vous permettiez un jugement aussi définitif en ayant vu que superficiellement le quart du résultat d'un travail immense, je rejoins M. Peterschmitt dans son indignation quand à vos procédés. Vous jouez soit-disant à l'avocat du diable alors que vous savez exactement ou vous voulez en venir et vomissez votre fiel sans discernement dans votre message du 29.12.

Vous est-il arrivé une seconde d'imaginer que ce que vous avez décidé d'appeler de la télé-réalité n'en est pas, mais REELLEMENT pas ?? ainsi que Thys, que je salue au passage, s'évertue à essayer de vous le faire comprendre avec bien plus de patience et de courtoisie dans ses propos que vous, ce qui ne vous honore pas, soit-dit en passant ??

Thys, qui est d'ailleurs autrement mieux placé que vous pour parler de ce qu'il a ressenti et que vous devriez respecter infiniment plus que vous ne le faites.

Monsieur Cart, vous avez une fausse idée de la jeunesse et c'est malheureux pour un futur pédagogue. Réduire ces jeunes à des ados attirés par la lumière et la célébrité est une insulte que vous leur faites. Vous confondez avec les mannequins des poubelles de TFI et M6.

Maintenant, si vous voulez l'ouvrir à nouveau, regardez les 4 épisodes. C'est impossible que vous ne changiez pas d'avis. Car c'est en contemplant l'ensemble de l'oeuvre que l'on sent que ce travail est totalement à l'opposé de la télé actuelle. Ou alors c'est que vous êtes bien plus immature que tous les jeunes qui ont participé à cette formidable aventure... Vous savez cette posture du "le peuple s'est fait rouler dans la farine mais moi je vais enfin leur ouvrir les yeux". Très très adolescent, cette position !!!

Une dernière chose : Si le sujet vous intéressait vraiment et que ce n'était pas juste pour faire parler de vous, vous auriez vu ces films en salle comme les 20'000 personnes qui ne remercieront jamais assez ces sept jeunes d'avoir accepté de nous livrer un petit bout d'eux-même, qui, d'une part, nous ont fait passer 6 heures magnifiques et qui, d'autres part, sert actuellement dans les foyers romands à ouvrir des discussions entre parents et enfants comme rarement il y a eu.

Merci à eux !!

P.S. achetez quand même le coffret DVD car quand vous serez en âge et aurez assez de maturité pour avoir des enfants, vous risquez de vous surprendre à vouloir lorgner sur romans d'ados lorsque les vôtres le seront !

Écrit par : Dédé | 06/01/2011

Ce genre de film docu partagent les valeurs sous-jacentes de la TV réalité qui a pour principe d'aller filmer l'intimité de protagonistes inconnus qui deviennent des vedettes d'un soir (là en l'occurrence de plusieurs années, et de plusieurs plateaux tv), pour des spectatrices et spectateurs voyeurs qui s'immiscent dans leur vie. Ils ont une propre caméra qu'ils sont censés utilisé pour filmer leur quotidien, on va même les interviewer à la fin des 7 ans pour leur demander leurs impression sur "l'expérience" s'il la referait etc (d'ailleurs pas mal ne la referaient pas, comme ils ont pu l'exprimer). On peut assimiler ça au interview de TV réalité dans le confessionnal ou alors quand qu'ils ont été éliminés, ce qu'on veut, c'est des aveux, sur comment s'est passé la 1ère fois au lit avec leur copain, etc.

Certains protagonistes se sont plaints de voir les journalistes leur poser des questions très intimistes et malgré tout accepter de continuer l'aventure après avoir eu plusieurs envie d'arrêter, on se demande quelles limites au voyeurisme juste pour prendre conscience de questions sociétales pour les parents en regardant la TV.

C'est d'autant plus gênant qu'une oeuvre cinématographique va prétendre avoir une force pédagogique et sociologique en donnant la prétention d'une "boite noire de l'adolescence" alors que les réalisateurs ont choisi les protagonistes "au hasard" (selon leur dire, je n'invente pas) et ne sont donc pas représentatif - et donc n'ayant aucune valeur pour faire des jugement généraux - ce qui est largement fait d'ailleurs, notamment dans le dossier pédagogique qui va avec. C'est pourtant un regard construit qui est posé sur ces jeunes, c'est une œuvre cinématographique. La caméra a un rôle, elle fait partie intégrante du film. Les questions posées sont très ciblées sur des questions jugées centrales pour l'adolescence (argent, sexe, violence, etc.) et les ados DOIVENT y répondre - tout en nous faisant miroiter une liberté de parole, et un droit de regard ensuite de la part des protagoniste (droit tout relatif car la réalisatrice disait bien qu'il leur était possible de demander le retrait d'une séquence mais seulement "pour de bonnes raisons"... droit oui, mais donc pas droit total). Tellement une pression (même inconsciente) que certains jeunes (dont Thys justement et Jordann) ont dit après coup regretté de pas avoir révélé, montré assez d'eux ! Alors que d'autres, peut-être plus conscients de cette intrusion dans leur vie intime et familiale, ont dit clairement qu'ils n'auraient pas refait l'expérience.

N'oublions pas donc que c'est toujours des adultes qui filment des ados, et donc le monde du dehors qui, avec ses préjugés et regards propres, avec ce regard d'en haut, emprunt forcément de supériorité et d'autorité - marque par excellence de l'adulte, va forcément transmettre tout ça dans le filmé. Donc c'est surtout cela le danger, que les gens qui regardent prennent cela pour argent comptant, alors que tout cela n'est que montage, séquençage, sélection de ce qui doit être montré ou pas, des questions qui doivent trouver des réponses, etc.

ce n'est pas qu'une séquence, ce sont quasi toutes les séquences qui sont intimistes et vont au coeur des relations intimes entre parents et adolescents, entre les ados eux-mêmes, etc.

Il aurait été intéressant de laisser les ados eux-mêmes se filmer, monter sélectionner un film avec l'aide de professionnel du film. mais ce n'est pas le cas ici, c'est le monde des adultes qui jette un regard construit sur des familles qui servent de miroir pour des milliers de spectatrices et spectateurs voyeurs.

On déverse au téléspectateur un trop plein (mais n'est-ce pas le principe de la TV ?) d'informations, qui plus est montées, construites (à dessein...) pour susciter plein de sentiments (n'est-ce pas le but d'un film) et la spectatrice et le spectateur sont sûrement plus désemparé-e-s qu'autre chose à la fin.

Les gens ne vont pas saisir les politiques pour améliorer la vie de ados et parents d'aujourd'hui en voyant cela, ne nous leurrons pas. Tout au plus ils se diront : "tiens je vis le même calvaire."

Et personnellement, ce que j'en retiens, après les 3 premiers épisodes ? une jeunesse désabusée, désillusionnée et qui n'a plus de rêve (attendons le 4ème et dernier volet pour en avoir la confirmation - mais c'est vers ça qu'on aboutit semble-t-il...)

Écrit par : Julien Cart | 06/01/2011

Bravo Monsieur Julien Cart pour votre excellent article. J'ai regardé avec grand enthousiasme les 4 volets de romans d'ados qui m'ont beaucoup plu. Mais comme vous le dites si bien, on peut apprecier quelque chose et avoir le droit de donner son avis et d'argumenter sur le dit sujet. La première évidence de ce documentaire est qu'il a été fait par des adultes. Et par là même, on ne peut nier, via les question posées à ces adolescents, que l'influence, voire l'orientation de ce documentaire est clairement le fait des réalisateurs.
A ce stade là peut-on encore parler d'image autenthique, et surtout impartiale de la situation de ces préados, ados et enfin jeunes adultes ?
Pour terminer, et comme vous l'avez dit le coté voyeurisme ne peut pas être écarté non plus. J'ai trouvé que certaines questions étaient très indiscrètes, c'est quand même un pan de vie qui est ainsi dévoilé, un visage qu'on reconnaitra, une célébrité immédiate, peu apres suivie d'un retour à l'anonymat,
qui forcément aura des conséquences si tout ceci est mal géré.
Je voudrai encore ajouter que je vous félicite pour avoir osé écrire un article à contre-courant qui permet de prendre un certain recul face à cette hystérie de louanges.

Écrit par : Palador | 07/01/2011

La flemme de tt lire...
Donc je pense pas que je vais écrire qqchose qui n'a pas encore été dit. Rien d'inédit.
Si Tu reviens sur cette page Thys: Bravo à toi, à tous. Vs êtes magiques.
Mais...le doc est sujet à controverse:
J'ai peur d'y voir un prolongement du loft à "ciel ouvert".
Un loft "évolutif"(12->18 ans), mais fonctionnant sur les mêmes codes de "télé-réalité": Casting,voyeurisme,intrusion ds l'intimité.

Je rassure les jeunes.
Au niveau du fond: Vous êtes bcp plus intéressant et réfléchis que les protagonistes plus vieux et (souvent) mongoles de ces émissions putassières et futiles de TF1 et cie, mais la forme m'interpelle...

Et dernier truc: Les questions intimes que déclinent Virginie ds le doc(à raison d'ailleurs) sont cpt déplacées...Le vieux psy de "tard pr bar" parlait de "respect". Sur ce coup-là, la réal a merdé.

Écrit par : Mat | 07/01/2011

Et bien moi, je leur dis MERCI !

Aux protagonistes d'abord, à leur famille et aux journalistes également.

A vous lire, Monsieur Cart, je me demande si nous parlons des mêmes faits. Ayant vu ce documentaire en avant-première d'abord puis à la télévision, je ne me retrouve pas du tout dans vos propos.

A vous les jeunes, vous êtes merveilleux.

Je vous souhaite bon vent pour la suite.

Merci,
mOm - http://moms-diary.over-blog.com/

Écrit par : moms-diary | 13/01/2011

Bonjour,

Mes félicitations pour votre critique très pertinente M.Cart, j'ajouterai que l'apologie de la bêtise et de la médiocrité dans cette série à ouvert la boite de pandore en Suisse romande, moi qui pensait que les abrutis de la télé-réalité ne viendrait jamais frapper à nos portes, je me suis bien trompé et les critiques - majoritairement - positives soient-elles ne sont que l'œuvre de la débilité et de la pensée unique régnant partout dans les sociétés occidentales, bref rien de bon pour l'avenir.

Écrit par : Sretan | 13/01/2011

Entrer dans le débat à ce stade du développement de la discussion pour prendre parti me parait dénué d'intérêt, je crois que tout ce qu'il y avait à dire a été dit. Je veux seulement témoigner, à Monsieur Cart en particulier, le profond malaise que ses propos et ses attitudes provoquent en moi quand je le lis. Je n'ai jamais ressenti des énergies aussi négatives qu'en lisant ses propos et la façon de traiter ses interlocuteurs. Libre à lui de la faire, mais ça ne donne que l'envie de se barrer. Si je n'avais pas pour retrouver quelque énergie positive les propos de Dominique et Ariane, je désespérerais de l'humanité. Monsieur Cart, si le voyeurisme que vous croyez déceler chez ceux qui ont aimé ce documentaire vous insuporte tant, que dire de ce que nous ressentons devant l'exhibissionisme de votre ego... A bon entendeur cher Monsieur, de grâce, grandissez un peu !

Écrit par : Frédéric | 13/01/2011

On connaît la chanson...
On enregistre des dizaines et de dizaines d'heures d'émission...
On coupe des bouts et on les remplace par d'autres...
On finit par monter et montrer tout ça au moyen de 3 ou 4 heures où l'on ne voit et n'entend que le...s parties que les responsables en chef ont jugé "bonnes" à exhiber à la télé où t'es laide, réalité...

Écrit par : Oussama Muse | 15/01/2011

«On n’est peut-être pas très loin du phénomène de la télé-réalité dans
la mesure où on plonge dans l’intimité d’inconnus… En tout cas, j’avais
envie de savoir ce qui allait leur arriver, comment ces ados allaient
évoluer», constate cette maman qui a dévoré la série avec l’aînée de ses
filles.

A lire dans le Temps d'aujourd'hui : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c9a08fc-28cb-11e0-8eb7-d1c50b2a7d50/Mod%C3%A8les_de_croissance

Écrit par : Julien Cart | 27/01/2011

Grâce à votre billet, j'ai regardé le premier épisode de Romans d'Ados. Sur internet d'abord, puis j'ai acheté le coffret.

Je ne pense vraiment pas qu'on puisse appeler ça de la télé-réalité. Ou alors il faudrait appeler ainsi tous les reportages qui s'intéressent à la vie des gens.

Une réalité montrée à la télévision, nuance.

J'ai regardé le premier film à nouveau avec ma fille (12 ans), elle a adoré. Et ce visionnage à provoqué des discussions sur notre réalité.

Sachant que l'adolescence est un moment où la communication peut être très difficile entre enfants et parents et que certains comportements des uns et des autres se retrouvent à travers ces portraits, je le conseille, vraiment.
C'est aussi une belle leçon et un rappel d'un passage parfois houleux dans l'adolescence.

Écrit par : Lala | 27/01/2011

Post très bien rédigé, avec une plûme bien intéressant. Beaucoup de talent je trouve.;) Je viendrais lire les suivants! A très vite ^^

Écrit par : Gagner-loto.com | 05/11/2011

Je dois dire que je suis soulagee que quelqu'un aie decide de critiquer ce documentaire un minimum. Je suis moi meme d'Yverdon et de meme age que tout ces jeunes et regarder ce documentaire etait presque de la torture. Les famille choisies sont toutes de la meme categorie et ne representent pas toute la jeunesse d'yverdon, ou la jeunesse en generale, mais que une certaine partie de jeunes. C'est une espece d'equipe de suisse romans de classe moyenne qui sont fermes d'esprit, qui n'ont jamais mis les pieds hors d'Yverdon et ne savent pas comment eduquer leurs enfants. La seule famille qui a l'air intelligente est celle de Xavier. Autrement je ne reconnais absolument pas ma propre adolescence ou celle de mes amis et amies a Yverdon.Tout le monde semble avoir adore ce documentaire en disant meme que ce serait une bonne idee de montrer ca dans les ecoles, ca va pas la tete? A chaque scene je me disais ca existe vraiment des gens comme ca, qui pensent comme ca et agissent comme ca? Pas tout le monde a une adolescence pareille, et d'autres genre de jeunes auraient du etre inclus. Ca doit choquer certains parents de penser que tous les jeunes sont comme ca, alors que c'est pas vrai du tout!

Écrit par : Celine | 30/01/2012

Un billet vraiment très très complet que tu nous as écrit ici!
Vraiment très bien
Tu écriras à nouveau sur ça ?
En tout cas, encore félicitations, et à très vite.

Écrit par : poele-et-bois.com | 01/02/2012

@George Simon: incroyable, on traite les autres de "puceau" et après on s'offusque de se faire traiter de "vieux inutile"... Et non, monsieur, l'âge ne vous donne pas le droit d'insulter autrui sans devoir essuyer une réponse. On croit rêver.

Écrit par : Laura | 01/02/2012

Premièrement, je pense que le fait que des jeunes puissent accepter de se faire suivre durant 8 ans afin de montrer leurs problèmes et faiblesses au quotidien et trouver ca enrichissant est représentatif d'un malaise de notre société. Je ne comprend pas cette facilité qu' ont les jeunes d' aujourd'hui, malgré que j'en fasse partie, à livrer leur sentiments intimes et leur pleureries futiles à la télévision où sur les réseaux sociaux. Ca me donne l'impression d' une société gémissante qui apprécie de plus en plus se faire plaindre et s'apitoyer sur son sort au lieu de régler les problèmes directement.

Deuxièmement, le public de ce reportage aurait, à mon avis, mieux fait de ne pas attendre 8 ans la production de ce film et de simplement sortir et discuter avec tout type de personne. C' est à mon sens la meilleur définition de la communication. Vous pourrez, peut-être devenir amis avec ces personnes, connaitre leur intimité et apprendre de ces personnes qui ont des parcours et des avis différents des vôtres. C' est un peu plus long et compliqué mais n'est-ce pas un peu plus sain et intéressant qu'une impression d'intimité avec une personne qui se trouve dans un une boite en plastique ou de l'autre coté d'un câble?

Troisièmement, je suis étonné de l'arrogance de Julien Cart, politicien en herbe. Se permettre de mépriser une personne qui a eu la patience de lire cette article tout en étant totalement contre vos idées est un comportement aussi stupide que mauvais en politique. Le but d'une argumentation, dans un débat, étant de convaincre du bien fondé de ses idées, et non de vous mettre les personnes peu convaincues par ce que vous dites à dos, vous perdez en crédibilité. Cela me réjoui, tout de même, car j' espère un jour voire la politique suisse évoluer et je ne vous imagine pas dans cette évolution.

Vous parlez comme ces "bien pensant" que vous avez l'air de tant mépriser.

Aux gens qui ne sont pas d'accord avec vous, vous dite:"je constate que vous n'avez décidément rien à dire, donc bon vent à vous et merci de n'avoir rien apporté à ce sujet."

Dans le même genre un autre à dit: "Casse-toi pov' con". C'est, certes, moins élégant mais ca veut dire la même chose

Écrit par : Gab | 02/02/2012

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