24/11/2010

Journée sans achat : moins de biens, plus de liens !

 

logo_roc_v2_web.jpg

Samedi 27 novembre « Journée sans achat 2010 »

Le ROC fait son TROC

‘Un échange de tucs pour plus de liens et moins de biens’

 

 

 

Le ROC invite la population à la place du Molard entre 10h et 17h. Un thé chaud sera offert et les gens seront invités à échanger ce que bon leur semble, de préférence quelque chose d'immatériel.

IMG_0814.JPGLe 27 novembre, dans le monde entier, la population est amenée à boycotter pour un jour la société de consommation. Agendée en pleine fièvre acheteuse de fin d'année, la Journée Sans Achat (JSA) se veut une dénonciation de l'insoutenabilité écologique et sociale de la croissance exponentielle de la société de consommation. A la base, la JSA vient d'Amérique, a débuté pour dénoncer la fièvre acheteuse des fêtes de fin d'année, à l'organisation des Adbusters (littéralement Casseurs de pub) qui défendent le petit commerce de proximité.

Dans la période de Noël, cette action vise donc à faire réfléchir sur notre rapport à la consommation, à l'argent et aux objets.150288_172763652752788_163844660311354_484399_5202932_n.jpg

La société de consommation est une société de consolation : elle propose le plus avoir pour compenser notre mal-être. Elle entretient une logique de faux besoins et de désirs jamais assouvis.

L'argent: ce qui n'a pas de prix n'a pas de valeur. Avec ce principe on est en train de détruire les biens de l'humanité: la nature, les liens sociaux et la culture.

Les objets: en en programmant leur obsolescence on stimule leur abandon et remplacement toujours plus rapide.

Par cette action le ROC veut stimuler la réflexion pour inverser ces tendances.

Le ROC en profitera pour appeler une dernière fois au rejet de la loi sur l'extension des horaires d'ouverture des magasins (LHOM), soumise en votation dimanche 28 novembre. Le ROC-Genève a en effet pris officiellement position contre cette loi, et a produit une affiche (voir ci-contre) avec un dessin de Tom Tirabosco pour l’affichage public.

Travailler plus pour gagner plus semble être le seul paradigme valable. Or le bilan environnemental et humain de cette logique est consternant.

Le ROC est convaincu que des alternatives existent, notamment en partageant le travail, en diminuant les écarts de revenu, en vivant de façon plus simple et en augmentant notre temps libre, pour une existence plus riche, socialement et culturellement.

Ces thèmes seront développés lors de la conférence de Patrick Viveret, philosophe et économiste, jeudi 2 décembre à 18h30 à l'auditoire Piaget - Uni Dufour.

N. B L'action dans les rues basses de samedi verra aussi la participation du SEL du Lac, association genevoise dont les membres échangent entre eux des Biens, des Services et des Savoirs, par l'intermédiaire d'une unité autre que l'argent (les grains de sel).

18:35 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

10/11/2010

Référendum plaine de l'Aire : large plébiscite des genevois-e-s !

Les Jeunes Vert-e-s Genève, membres du comité référendaire de la Plaine de l’Aire, ont été très actifs dans la récolte pour l’aboutissement du référendum contre le déclassement de la zone Cherpines/Charrotons. Avec les Verts genevois, ils présentent aujourd'hui près de 3'000 signatures, alors qu'en tout c'est plus de 15'000 signatures récoltées qui ont été déposées ce jour.

c6924e1.jpg

C'est donc bel et bien un immense plébiscite des genevois-e-s. Une large frange de la population ne veut pas brader les terres les plus fertiles du canton au profit de mégaprojets de bétonnage qui vont défigurer ce lieu dédié à l'agriculture de proximité. Les genevois-e-s se mettent donc en porte-à-faux avec l'idée selon laquelle il faudrait choisir entre logement et agriculture : c'est un peu comme si on nous obligeait à choisir entre un père et une mère !

En récoltant les signatures, nous avons bien compris que ce qui intéressait en premier lieu les genevois-e-s était avant tout la question du type de développement que nous voulions pour Genève et la région franco-valdo-genevoise à l'avenir. Les personnes qui apposaient leur signature exprimaient bien leur sentiment : elles en ont ras-le-bol de cette fuite en avant, de cette croissance infinie, de ces multinationales qu'on fait venir de partout. Elles ont en marre de cette attractivité qu'on nous fait miroiter comme pourvoyeuse d'emploi mais qui est en fait la cause même de la crise du logement et de l'emploi à Genève: les gens n'ont pas envie de gaspiller des terres qui ont mis des siècles à se générer pour offrir des espaces aux investisseurs. Une large frange de la population genevoise ne veut pas des hôtels et des bureaux pour les firmes ou autre, 6 stades de foot/rugby, un golf d’intérieur, une zone industrielle à vocation de haute technologie, etc. Mais bien de vrais projets de logement et de vraies politiques d'emplois locaux.

Or ici, il s'agit clairement d'un projet de sous construction de logements : la crise du logement à Genève a bon dos. C'est en fait une crise qui sert d’alibi pour d’autres projets qui n'ont rien à voir. Si le chômage est fort à Genève, le secteur des bureaux ne connaît pas la crise, il yen a 4% de vides, les prix sont stables. Il faut donc bien plutôt défendre la création d'emplois locaux et durables.

33558_151199921584621_151183321586281_219716_4752628_n.jpg

La population dans sa majorité refuse désormais la fuite en avant et donne, par ces 15'000 signatures, un large plébiscite pour un développement responsable, local, de proximité, comme le défendent les verts, avec logement, agriculture et emplois verts de proximité. La question du logement doit être au centre du futur projet d’urbanisation tout en y intégrant l’agriculture contractuelle de proximité qui s’y est développé ces dernières années. Sur une superficie aussi grande - 58 hectares - il y a largement la place de construire des logements (au minimum 3'000), une école et des commerces de proximité, tout en préservant et développant une agriculture de qualité. C’est une occasion unique de développer un projet d’écoquartier agriculturel exemplaire conciliant logement et agriculture de proximité.

Toute la gauche l'a bien compris, sauf les socialistes, dont le président René Longet s'exprimait pourtant il y a peu sur la question du type de développement pour Genève dans la rubrique L'Invité de la Tribune de Genève. Il disait : "Il n'est pas acceptable d'orienter l'essentiel de la promotion économique genevoise sur les entreprises externes et de négliger le développement endogène." Or les socialistes soutiennent cette promotion économique exogène manifestée par les mégaprojets des communes de Confignon et Plan-les-Ouates, et refusent de soutenir un développement de proximité. De belles paroles et puis plus rien ?

Aujourd'hui débute déjà la campagne en faveur du NON au déclassement, vote qui aura vraisemblablement lieu le 15 mai. Au vu du magnifique soutien des genevois-e-s obtenu en seulement 40 jours, gageons que le 15 mai les récoltes auront porté leur fruit pour que nous puissions cueillir à pleine dent la victoire en votation !

NON au bradage de notre sol !

OUI à une urbanisation de qualité  dans le respect  de l’agriculture contractuelle de proximité !

17:50 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | | | |

08/11/2010

Stop au racisme d'Etat : 2 x NON le 28 novembre !

Discours prononcé par Julien Cart, co-président des Jeunes Vert-e-s Genève, manifestation « Moutons noirs : unissons-nous », le samedi 6 novembre 2010, Place Neuve, Genève

Lire la suite

23:43 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |