10/11/2010

Référendum plaine de l'Aire : large plébiscite des genevois-e-s !

Les Jeunes Vert-e-s Genève, membres du comité référendaire de la Plaine de l’Aire, ont été très actifs dans la récolte pour l’aboutissement du référendum contre le déclassement de la zone Cherpines/Charrotons. Avec les Verts genevois, ils présentent aujourd'hui près de 3'000 signatures, alors qu'en tout c'est plus de 15'000 signatures récoltées qui ont été déposées ce jour.

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C'est donc bel et bien un immense plébiscite des genevois-e-s. Une large frange de la population ne veut pas brader les terres les plus fertiles du canton au profit de mégaprojets de bétonnage qui vont défigurer ce lieu dédié à l'agriculture de proximité. Les genevois-e-s se mettent donc en porte-à-faux avec l'idée selon laquelle il faudrait choisir entre logement et agriculture : c'est un peu comme si on nous obligeait à choisir entre un père et une mère !

En récoltant les signatures, nous avons bien compris que ce qui intéressait en premier lieu les genevois-e-s était avant tout la question du type de développement que nous voulions pour Genève et la région franco-valdo-genevoise à l'avenir. Les personnes qui apposaient leur signature exprimaient bien leur sentiment : elles en ont ras-le-bol de cette fuite en avant, de cette croissance infinie, de ces multinationales qu'on fait venir de partout. Elles ont en marre de cette attractivité qu'on nous fait miroiter comme pourvoyeuse d'emploi mais qui est en fait la cause même de la crise du logement et de l'emploi à Genève: les gens n'ont pas envie de gaspiller des terres qui ont mis des siècles à se générer pour offrir des espaces aux investisseurs. Une large frange de la population genevoise ne veut pas des hôtels et des bureaux pour les firmes ou autre, 6 stades de foot/rugby, un golf d’intérieur, une zone industrielle à vocation de haute technologie, etc. Mais bien de vrais projets de logement et de vraies politiques d'emplois locaux.

Or ici, il s'agit clairement d'un projet de sous construction de logements : la crise du logement à Genève a bon dos. C'est en fait une crise qui sert d’alibi pour d’autres projets qui n'ont rien à voir. Si le chômage est fort à Genève, le secteur des bureaux ne connaît pas la crise, il yen a 4% de vides, les prix sont stables. Il faut donc bien plutôt défendre la création d'emplois locaux et durables.

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La population dans sa majorité refuse désormais la fuite en avant et donne, par ces 15'000 signatures, un large plébiscite pour un développement responsable, local, de proximité, comme le défendent les verts, avec logement, agriculture et emplois verts de proximité. La question du logement doit être au centre du futur projet d’urbanisation tout en y intégrant l’agriculture contractuelle de proximité qui s’y est développé ces dernières années. Sur une superficie aussi grande - 58 hectares - il y a largement la place de construire des logements (au minimum 3'000), une école et des commerces de proximité, tout en préservant et développant une agriculture de qualité. C’est une occasion unique de développer un projet d’écoquartier agriculturel exemplaire conciliant logement et agriculture de proximité.

Toute la gauche l'a bien compris, sauf les socialistes, dont le président René Longet s'exprimait pourtant il y a peu sur la question du type de développement pour Genève dans la rubrique L'Invité de la Tribune de Genève. Il disait : "Il n'est pas acceptable d'orienter l'essentiel de la promotion économique genevoise sur les entreprises externes et de négliger le développement endogène." Or les socialistes soutiennent cette promotion économique exogène manifestée par les mégaprojets des communes de Confignon et Plan-les-Ouates, et refusent de soutenir un développement de proximité. De belles paroles et puis plus rien ?

Aujourd'hui débute déjà la campagne en faveur du NON au déclassement, vote qui aura vraisemblablement lieu le 15 mai. Au vu du magnifique soutien des genevois-e-s obtenu en seulement 40 jours, gageons que le 15 mai les récoltes auront porté leur fruit pour que nous puissions cueillir à pleine dent la victoire en votation !

NON au bradage de notre sol !

OUI à une urbanisation de qualité  dans le respect  de l’agriculture contractuelle de proximité !

17:50 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | | | |

Commentaires

Bravo et merci pour cette info en direct. N'oubliez pas de cocher la case "Agrandir l'image dans une nouvelle fenêtre" quand vous insérez une image. Et d'ajouter des lien hypertexte. Vous trouverez des bons plans pour mieux blogueur à cette adresse http://webzine.blog.tdg.ch

Écrit par : JF Mabut | 10/11/2010

Large plébiscite, c'est un pléonasme, M. Cart. Et par ailleurs plébiscite signifiant, vote largement, voire unanimement en faveur d'une personne ou d'un concept, le terme ne s'applique pas ici, puisqu'il n'y a pas encore eu de vote. Pour l'heure, un petit pourcentage du corps électoral a signé une initiative, sur lsquelle il faudra voter. Vous êtes encore très loin de la victoire, heureusement d'ailleurs...

Écrit par : Saint-Juste | 10/11/2010

Oui à une urbanisation de qualité,mais pas chez moi.

Écrit par : chauffat albert | 11/11/2010

@Saint-Juste: Il est à espérer que vos arguments pour le déclassement, que vous vous gardez bien de présenter, sont plus solides que votre morgue linguistique. Quant au pourcentage du corps électoral que vous qualifiez de "petit", il représente tout de même 16% de la population votant habituellement, ce qui est en fait énorme, lorsque l'on se représente la tâche consistant à aller chercher les signatures une à une dans un délai de 40 jours.
@albert chauffat: Ni Julien Cart, ni moi-même ne résidons dans la Plaine de l'Aire. Si nous luttons contre le déclassement, c'est sur la base de nos convictions, qui ont la modeste prétention d'être plus altruistes que celles de ceux qui, bien au chaud dans leur villa plantée dans 2000m2 de gazon, nous expliquent que la seule solution pour résoudre la crise du logement, c'est de détruire les meilleures terres agricoles de Genève...

Écrit par : Julien Nicolet | 11/11/2010

@Saint-Juste: Il est à espérer que vos arguments pour le déclassement, que vous vous gardez bien de présenter, sont plus solides que votre morgue linguistique. Quant au pourcentage du corps électoral que vous qualifiez de "petit", il représente tout de même 16% de la population votant habituellement, ce qui est en fait énorme, lorsque l'on se représente la tâche consistant à aller chercher les signatures une à une dans un délai de 40 jours.
@albert chauffat: Ni Julien Cart, ni moi-même ne résidons dans la Plaine de l'Aire. Si nous luttons contre le déclassement, c'est sur la base de nos convictions, qui ont la modeste prétention d'être plus altruistes que celles de ceux qui, bien au chaud dans leur villa plantée dans 2000m2 de gazon, nous expliquent que la seule solution pour résoudre la crise du logement, c'est de détruire les meilleures terres agricoles de Genève...

Écrit par : Julien Nicolet | 11/11/2010

Une bonne nouvelle! Bravo pour ce référendum!

Des logements oui, mais pas à n'importe quel prix. Le Petit-Lancy a vu, l'an passé, tomber trois maisons centenaires au profit aujourd'hui des deux hôtels, d'une régie et d'une banque, sans compter le centre-commercial élevé sur le terrain vague des Mouilles qui met désormais en concurrence, à une cinquantaine de mètres de distance, Migros-Denner-Casino et Lidl.

La crise du logement ne doit pas devenir l'argument du bétonnage qui reste en majeure partie malheureusement au profit des zones commerciales.

Écrit par : Audrey | 11/11/2010

Le développement selon Mark Muller: Faire venir le plus d'entreprises, le plus de monde possible à Genève, exonérations d'impôts à tout va comme carotte. Cela est formidable pour entretenir la crise du logement qui fait la fortune de ses amis promoteurs. Une catastrophe pour la qualité de vie des genevois et l'avenir de notre canton que l'on brade sur l'autel du fric immédiat et facile.

Écrit par : vadom | 08/12/2010

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