20/04/2010

Décroissance ou développement durable ?

Le Réseau Objection de Croissance-Genève (ROC-GE), l'Association des Etudiant-e-s en Science Politique et Relations Internationales (AESPRI) et EcoAttitude ont le plaisir de vous convier à une Conférence-débat jeudi 29 avril à 20h à Genève (Uni-Mail).

Elle est intitulée Décroissance ou développement durable ? et revêt un caractère à la fois inédit et fort en contrastes. En effet, MM. les professeurs Serge Latouche, Professeur émérite à la faculté de droit, économie et gestion à l'Université Paris-Sud, rencontrera un contradicteur de poid en la personne de Hans Björn Püttgen, Professeur ordinaire à l'EPFL, chaire de gestion des systèmeFlyer Latouche Puttgen.pdf.jpgs énergétiques. Le débat sera modéré par Lucile Solari, journaliste à la Radio romande, productrice de l'émission Prise de Terre.

Deux éminences vont nous offrir une opposition de style que l'on attend avec grande impatience. Le premier, Serge Latouche, est économiste et philosophe, spécialiste des rapports économiques Nord-Sud, et un des initiateurs du mouvement de la décroissance. Il n'est pas inutile de rappeler, à ce propos, que le mot « décroissance » a été employé la première fois par l'universitaire installé à Genève Jacques Grinevald, traducteur, disciple et ami du père de la bioéconomie, Nicholas Georgescu-Roegen. Il rencontra ce dernier en 1974 et fit paraître en français le travail du mathématicien américano-roumain dans un petit livre de 1979 intitulé « Demain la décroissance : entropie-écologie-économie », traduit et préfacé par Ivo Rens et Jacques Grinevald (Lausanne, éd. Pierre-Marcel Favre).

Pour en revenir à Serge Latouche, il est l'auteur de livres tels que "Survivre au développement : Le pari de la décroissance", "De la décolonisation de l'imaginaire économique à la construction d'une société alternative", et du "Petit Traité de la décroissance sereine…". De même, il a contribué à amener dans le débat public les thèses de la décron115511701797253_1534.jpgissance, notamment par ses nombreux articles parus dans des revues telles que le Monde Diplomatique. Enfin, Latouche intervient à plusieurs reprises dans le superbe film de Jean-Paul Jaud Nos enfants nous accuseront ainsi que dans le dernier film de Coline Serreau Solutions locales pour un désordre global.

Son contradicteur d'un soir, le professeur Hans-Björn Püttgen est à la tête du Centre de l'énergie interdisciplinaire, créé par la direction de l'EPFL. Farouche défenseur du progrès et de la Science à qui il s'en remet totalement pour nous sortir des crises multiples auxquelles nous sommes confrontés, il est l'auteur de "La Suisse pourrait devenir un modèle énergétique en Europe". Son approche du développement durable contrastera sans nul doute avec l'approche critique de la décroissance de Serge Latouche, pour qui le développement qu'il soit « durable » ou « soutenable » est loin d'être la solution, puisqu'il est destructeur de la nature et générateur d’inégalités sociales.

Ce débat a lieu avec le soutien du Courrier, d'APRES - Chambre de l'économie sociale et solidaire, et de la Coordination Climat et Justice Sociale. Venez donc nombreuses et nombreux débattre avec nos invités sur ces deux voies qui s'offrent à nous en ce début de 21ème siècle.

 

 

20:01 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : décroissance, productivisme, sciences, progrès, capitalisme |  Facebook | | | |

09/04/2010

Un service civique pour toutes et tous ?

Les jeunes gens d'aujourd'hui ont de la chance, rien de plus simple que de demander le service civil puisqu'il suffit désormais de remplir un document. Or, il n'en a pas toujours été ainsi...

En effet, jusqu'en 1996, le service militaire était obligatoire en Suisse pour tous les citoyens de sexe masculin. Ceux qui ne voulaient pas faire d'armée pour des raisons de conscience étaient condamnés à des peines de prison.

Le service civil pour tous, acquis suite à de longues luttes par les objecteurs de conscience, répond à de réels besoins (travail dans les EMS, auprès des paysans ou dans le monde associatif). Pourquoi les femmes ou les personnes non astreintes au service militaire n'y auraient-elles/ils pas droit ?

Vu la simplicité de la démarche, du peu d'intérêt que représente à leurs yeux l'armée, et de l'augmentation des chances de décrocher un stage, voire un premier emploi, les jeunes suisses sont de plus en plus nombreux (près de 4x fois plus !) à choisir la voie du service civil. La droite voit d'un mauvais oeil la forte recrudescence de civilistes, proposant par exemple d'interdire le dépôt d'une requête pour le service civil pendant l'école de recrues et les cours de répétition.

Les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s veulent donc ouvrir le débat, en posant la question du droit à un service civil pour toutes et tous, supprimant de fait l'obligation de servir, et balayant du coup la discrimination liée au sexe, puisque le service civil pourrait (voire devrait ?) être effectué par les femmes comme par les hommes.

Tu te sens con
n7033580676_9239.jpgcerné-e par ce débat ? Tu souhaites en savoir plus sur une éventuelle initiative fédérale en ce sens ?

Alors viens en discuter avec nous vendredi 16 avril 2010 à l'Éclipse Bar, face au parc des Cropettes, dans le quartier des Grottes à Genève, dans le cadre des débats/speaker's corner organisés par les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s.

Le thème brûlant d'actualité de cette soirée ?

"Le service civique pour toutes et tous : mettons-nous au service des autres !"

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01:25 Écrit par Julien Cart dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : armée, service civil, discrimination |  Facebook | | | |