30/01/2010

Politique inhumaine envers les mendiant-e-s

Communiqué des Jeunes Vert-e-s Genève, qui tiennent à dénoncer rigoureusement les mesures répressives envers les mendiant-e-s prises par le Conseil d'Etat genevois la semaine dernière.


Les Jeunes Vert-e-s Genève dénoncent de façon vigoureuse les mesures que le Conseil d'Etat veut prendre envers les enfants de mendiant-e-s, chargeant la police d'interpeller et d'appréhender les mendiant-e-s accompagné-e-s d'enfants ou les mendiant-e-s mineurs, de signaler ces cas au Service de Protection des mineurs (SPMi), de conduire les mineurs avec ou sans leurs parents au sein de ce service qui pourrait prononcer une clause péril, c'est-à-dire le retrait immédiat du droit de garde des parents sur l'enfant et le placement de celui-ci.

Sous le prétexte de protéger les enfants qui mendient dans le froid, le Conseil d'Etat contrevient à la Convention de La Haye sur la protection des mineurs. Pour les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s, ces mesures répressives doivent donc être dénoncées avec fermeté. Nous regrettons que peu d’organismes aient réprouvé ces projets injustes. Comme le signal l'association MESEMROM dans sa lettre ouverte au Conseil d'Etat, il est révoltant de constater que les autorités genevoises n'ont pas tiré les leçons de l'histoire en marchant dans les pas de Pro Juventute, plus précisément dans ceux de l'Oeuvre des enfants de la grande route qui a sévi de 1926 à 1973 : sous le couvert d'une motivation sociale, des centaines d'enfants tziganes avaient été, à l'époque, arrachés à leur famille et placés dans des familles d'accueil. Les activités de l'Oeuvre des enfants de la grande route ont unanimement été qualifiées par la suite comme étant un génocide culturel.

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De plus en plus de pratiques odieuses envers les Rroms sont orchestrées par le gouvernement, et les Jeunes Vert-e-s genevois-e-s ne peuvent pas l'accepter. En novembre dernier, le département de l’environnement urbain et de la sécurité a enlevé les différents campements des Rroms en ville de Genève, laissant 50 personnes, dont des enfants, privés de tout. Qu'a fait le Conseil d'Etat pour protéger les enfants de mendiant-e-s ? A-t-il ouvert un centre d’accueil de jour ? Eh bien non, nos autorités ont préféré fixer des quotas stricts dans les abris, contraignant ainsi tant les adultes que les enfants à dormir dehors malgré les très basses températures.


De plus, il est arrivé que des Rroms se fassent contrôler par la police qui leur a prélevé l’argent qu’ils avaient sur eux sans envoyer l’amende à leur domicile. La justice a depuis mis en lumière l’irrégularité de la notification de ces amendes, qui ont donc été annulées.

Nous pourrions multiplier les exemples de mesures répressives relevant de manques graves à la dignité humaine envers cette frange de la population, jusqu'à cet évènement la semaine passée où une mère Rrom a été arrêtée et mise en détention, de façon illicite, voyant ses enfants « pris en charge » !


Concernant les dernières mesures prises, les Jeunes Vert-e-s constatent que le Conseil d'Etat n'a pas agi de manière concertée, les différents « acteurs » (services de l’Etat, associations, organismes) n'ayant pas été consultés pour élaborer une telle décision. Par ailleurs, les Jeunes Vert-e-s genevois veulent rappeler l’article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par la Suisse, qui stipule que «toute personne, en tant que membre de la société, (…) est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité». Si l’Etat de Genève veut vraiment défendre les enfants Rroms, alors qu’il fasse le nécessaire prévu par la DUDH: qu’il propose hébergement, soins, permis de travail, école et crèche pour les enfants, interprètes pour discuter avec les familles et une coordination avec les associations !


Les Jeunes Vert-e-s Genève

02:37 Écrit par Julien Cart dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : roms, mendiants, politique, conseil d'etat |  Facebook | | | |

26/01/2010

La jeunesse répond présent

Le génie de ce système fondé sur l’insécurité est qu’il est autoalimenté. Plus on ressent de l’insécurité, plus on est matérialiste ; et plus on est matérialiste, plus on ressent de l’insécurité.

Nous pouvons être fiers de constater que le peuple, jeunes en tête, s'est mobilisé samedi dernier pour défendre ses droits à Genève lors de la Marche pacifique pour le droit de manifester, et continuera de le faire avec détermination et non-violence. Les lois deviennent toujours plus répressives en matière de manifestation, depuis plus de 20 ans que la droite est au pouvoir dans le canton de Genève. Le gouvernement n'avance pas, mais recule, comme les chants proposés par les jeunes manifestant-e-s l'ont dit : "1 pas en avant, 3 pas en arrière, c'est la politique, du gouvernement !"

S'il est honteux de ne pas avoir pu passer dans les rues basses, la manière dont la police a traité les organisateurs, en ne leur communiquant cette modification de parcours que le soir d'avant, l'est tout autant. Mais, outre le spectre de la dernière manif anti OMC, si nous n'avons pas pu aller dans les rues basses manifester, au cœur de la ville, c'est que la loi votée en 2008 par la majorité de droite dit que toute latitude est laissée au Conseil d'Etat d'examiner «l'ensemble des intérêts touchés» : donc le manque à gagner des commerçants est pris en compte et fait qu'il n'est quasiment plus possible de manifester dans les rues marchandes... Les jeunes manifestant-e-s ont montré leur désapprobation de manière pacifique, mais avec détermination, en multipliant les sitting et autres chants inculpant les responsables, Mme la Conseillère d'Etat I. Rochat en tête.

Le profit, la droite et la police, même combat idéologique !

Pour des questions de sécurité et de profit marchand, des jeunes n'ont pas pu manifester auprès de la population, mais ont été détournés où il n'y avait que des bagnoles...

Venu-e-s avec des fleurs et des drapeaux de la paix, les jeunes manifestant-e-s ont reçu en pleine figure l'image d'une société de la peur, de la sécurité, de la répression et du mal-être social issu de la course au sur-développement et à la sur-consommation. Quant le profit marchand est un élément qui compte plus que le droit de manifester, c'est que la société va mal.

Merci à cette jeunesse citoyenne qui était dans la rue pour combattre cette idéologie de la droite néo-libérale. La résistance non-violente continue, ce n'est qu'un début !

 

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Désolé, Mme Rochat, on les a eues les rues basses ! Et sans casse et avec plein de bonne humeur ! Mieux, sans flics tout autour !!

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00:31 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jeunesse, capitalisme, droite, droit de manifester, libéraux, mcg, udc, genève |  Facebook | | | |

23/01/2010

Le droit de manifester en danger

Samedi 23 janvier, 14h, Place Neuve à Genève, les citoyennes et citoyens de ce canton ont rendez-vous pour défendre le droit démocratique par excellence, celui d'exprimer collectivement son mécontentement envers le pouvoir en place.

La droite règne depuis peu sur le canton et déjà tout s'en ressent. Et cette odeur à un arrière goût de nausée brune.

La droite et ses projets de lois (Libéraux, UDC et MCG) liberticides qui seront prochainement votés au Grand Conseil grâce à sa majorité, veut restreindre le droit de manifester et mettre le couteau sous la gorge aux organisateurs, les menaçant d'amandes salées et les obligeant à mettre en place un service d'ordre policier.

Prendre la responsabilité d'organiser des manifestations sera bientôt un parcours du combattant et un tel risque que personne ne voudra plus en prendre la charge. Ainsi la contestation populaire serait réellement muselée, la droite réussirait son coup. Voilà pourquoi il faudra être dans la rue samedi.

Mais cette droite ne compte pas s'arrêter à l'interdiction du droit de manifester démocratiquement. Nous venons d'apprendre que, sous décision du gouvernement à majorité de droite, les enfants de mendiants se verront emmenés de force aux postes de polices, et séparés de leur parents. Pour les scolariser et leur donner ainsi que leurs parents une situation décente ? Bien sûr que non. Pour pouvoir retirer la garde aux parents. Ainsi la bonne conscience de l'Etat est maintenue : les enfants ne seront plus instrumentalisés par les mendiants pour gagner quelques francs de plus. Lire la lettre ouverte au Conseil d’Etat de la République et Canton de Genève, écrite par l'Association MESEMROM.

Nous comptons donc sur vous toutes et tous, demain, pour faire corps en tant que citoyennes et citoyens, contre cette montée de la droite et de ses projets odieux.

Sans bannière, sans beaux discours et sans violence mais avec unité, détermination et entêtement, nous ferons valoir et défendrons notre droit démocratique ultime, le droit de pouvoir exprimer collectivement notre mécontentement !

ACTION CITOYENNE POUR LA PAIX ET LE DROIT DE MANIFESTER

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Premiers échos de la Marche Pacifique Pour le droit de manifester

Le peuple et les -jeunes- résistant-e-s sont venus en nombre cet après-midi ! Merci !

La résistance s'organise contre les projets de lois anti-démocratiques, inhumains et liberticides de la droite genevoise au pouvoir.

Et tout cela dans la non-violence et un message radical, que les médias
ont largement répertorié. Le message, et non les débordements.

Cette manif visait à montrer que le peuple est là, prêt à se mobiliser, sans concession. Et qu'il ne renoncera pas, ne lâchera devant les intimidations des forces gouvernementales.

Le combat ne fait que commencer. Il sera de longue haleine, nous comptons sur toutes les citoyennes et citoyens qui refusent d'abdiquer.

 

Article et photos du 20 minutes, samedi 23 janvier 2010

 

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Bravo à la police & la droite (faut-il encore distinguer ?) d'avoir déployé tant de forces pour encadrer un cortège de jeunes manifestant-e-s pacifistes !

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La non-violence de cette manifestation, un signe fort de la volonté d'exprimer un message fort qui ne soit pas récupérer et instrumentaliser par la droite

 

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Sitting Place Neuve, Genève.

La police a clairement rompu toute collaboration avec les organisateurs, en n'octroyant l'autorisation que hier en soirée et en modifiant au dernier instant le parcours prévu, alors que les organisateurs garantissaient qu'au moindre débordement, ils arrêteraient de manifester.

La police et la droite ont préféré la sécurité de commerces nullement inquiétés, plutôt que d'encadrer et permettre le défilé de manifestant-e-s pacifistes dans la ville, ce qui est leur rôle. Honteux, il n'y a pas d'autres mots.

 

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Quelques chants à l'occasion de cette manifestation :

 

ROCHAT, si tu savais, ta réforme ta réforme,
ROCHAT, si tu savais, ta réforme où on s'la met,
Aucu aucu aucune hésitation !
OUI OUI OUI aux manifestations !

On fera
Des actions
Jusqu'à satisfaction
d'nos revendications !

1 pas en avant,
3 pas en arrière,
C'est la politique du gouvernement !

Police partout,
Justice nulle part !

Droite partout,
Justice nulle part !

01:08 Écrit par Julien Cart | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : citoyens, contestation, roms |  Facebook | | | |

19/01/2010

200 rues sont à nous !

Fin 2008, les Verts de la Ville de Genève lançaient leur initiative municipale « 200 rues sont à vous – pour des rues ouvertes à la vie et aux mobilités douces! », qui avait vu 5500 habitant-e-s souscrire à leur projet, et avait été déclarée valide par le Conseil municipal le 23 juin 2009.

Cette initiative a le mérite d'être une réponse concrète aux défis, réchauffement climatique en tête, qui sont les nôtres en ce début de deuxième millénaire.

 

Les conseillers municipaux de la Ville ne s'y sont pas trompés, puisqu'ils ont accepté, il y a quelques heures, et ce à une large majorité, l'initiative des Verts demandant que 200 rues à proximité des écoles, Maisons de Quartier et autres EMS soient fermées au trafic motorisé. Les initiants laissent toutefois le choix à la Ville quant aux rues à fermer. C'est cette dernière qui aura 4 ans pour proposer à la Direction générale de la mobilité, de fermer des routes : celle-ci donnera l'autorisation ou non.

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C'est donc une moment historique pour les Verts genevois, qui ne proposent rien moins que de changer le paysage en matière d'espace urbain.

Sur les 800 rues qui existent à Genève, 1/4 seront désormais ouvertes exclusivement aux habitant-e-s. Un juste retour à une saine convivialité, que nombre de citoyen-ne-s auraient sans doute plébiscitée si d'aventure cette initiative leur auvait été soumise, contrairement aux affirmations malhonnêtes de la droite qui a prétendu que l'échec aurait été assuré devant le peuple, d'où l'acharnement de la gauche à faire passer le projet dès ce soir.

 

Mais cette droite a un arrière goût d'archaïque, bien qu'elle s’en défende avec ardeur et malgré qu’elle en soit partiellement consciente. En effet, personne au sein du Conseil n'a osé remettre en question le fait que l'instauration de rues piétonnes est un apport indéniable en matière de qualité de vie. Non, la droite n’a pas osé défendre le tout bagnole, préférant la « ruse » des arguments tirés par le cheveux. On apprenait par exemple qu’il fallait mieux maintenir, la nuit, au sein des rues piétonnes, des voitures pour rassurer les piétons ! Non messieurs les libéraux, les voitures ne tranquillisent pas nos rues, elles les polluent et empêchent nos enfants d’y déambuler le plus innocemment du monde – quant elles ne les tuent pas (souvenons-nous le 16 mars dernier).

 

Les voitures non seulement tuent nos enfants, mais les transports motorisés sont responsables d’une large partie des émissions de gaz à effet de serre. Le constat est sans appel si nous nous donnons le temps d’y réfléchir. Genève détient le taux de motorisation record en Suisse et le nombre de places de parkings par habitant est près de 2 fois supérieur à une ville comme Zurich. Nous avons affaire régulièrement aux dépassements des taux de pollution de l’air et de bruit. Or, le trafic routier est la principale source de nuisance sonore pour la santé. Le moment est donc venu de proposer un autre développement, basé sur des valeurs plus douces pour l’environnement et qui ne soient pas nocives pour la santé.

Ces 200 rues qui verront le jour sont donc la garantie évidente d’une amélioration de la qualité de vie. Les signataires de cette initiative ne s’y étaient pas trompés : c'est un signe fort pour que les citadin-e-s se réapproprient l'espace public menacé par la voiture et y développent une convivialité souvent égarée. Ce projet, outre sa qualité environnementale qui n’est plus à démontrer, est donc une occassion de remettre au goût du jour des valeurs telles que la communication, l’entraide, le partage, les échanges d’idée et d’opinion, qui ne se passent pas derrière la porte close de son chez soi mais sur la place publique. Respirer l'odeur des rencontres chaleureuses avec nos semblables, plutôt que les pots d’échapement des 4x4 déambulants, voilà un bel avenir pour Genève, enfin !

Quant aux atermoiements de la droite liés aux places de parking qui vont disparaître au profit des rues piétonnes, il s’agit d’un faux problème. Les régies immobilières possèdent un bon pourcentage de ces places et les exploitent mal. En effet, quand les places ne sont pas tout simplement vacantes, elles sont louées à des pendulaires. Or, la politique du canton est claire à ce propos: le trafic pendulaire doit rester aux abords de la Ville et ne pas y pénétrer.

Enfin, ce projet genevois est une étape concrète vers des villes libérées du tout voiture et de la dépendance au pétrole. Les pays riches doivent montrer l’exemple. En Suisse et à Genève en l’occurrence, nous avons les moyens de réduire drastiquement notre empreinte écologique. Depuis toujours, les Verts proposent de développer des zones piétonnes, de promouvoir la mobilité douce par des aménagements qui lui sont favorables et de réduire le trafic motorisé individuel. Grâce à ce projet, ils montrent qu’il est possible de se donner les moyens de la réussite.

200 rues sont à nous !

Et pour le plus grand bien de l'ensemble de la population !

21:26 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : rues, convivialité, pollution, verts, genève, mobilité douce |  Facebook | | | |

18/01/2010

Résister à la montée de la droite fascisante

L'heure est grave en Europe, qui est désormais « l’ascenseur pour les fachos ». L'émission choc de la TSR, Histoire Vivante sur le sujet, est à voir absolument.

A Rome, Gianni Alemanno, ancien fasciste, désormais maire de Rome, est salué devant les caméras par des saluts fachistes.

Des Jeunesses néo-nazis foisonnent partout, et même en Allemagne ! L'extrême droite fasciste et néo-nazie est présente désormais dans tous les plus grands pays d’Europe et est aux portes du pouvoir, même souvent à l’intérieur (elle participe à l'exécutif de 4 pays).

Des immigrés se font sauvagement agresser (cf.la véritable chasse aux étrangers menée par des habitants de Rosarno, en Calabre, sud de l’Italie), des annonces immobilières érigent des slogans tels que "Pas d'animaux, pas d'étrangers" qui rappellent les enseignes des magasins allemands interdits aux juifs il y a à peine plus de cinquante ans.

Sur fond de crise des idéologies, de récession économique mondiale, de dérèglement climatique et donc de menace d’une arrivée massive de réfugiés, l'Europe vire à droite toute et n'hésite plus à flirter avec l'extrême droite fasciste et néo-nazie.

La Suisse n’est pas en reste. La récente victoire de la droite xénophobe pour l’interdiction des minarets n’est que la pointe de l’iceberg. Désormais cette nouvelle drappel1.jpgoite sans complexe veut expulser de Suisse tous les étrangers qui commettraient un délit (ne serait-ce qu’un vol à l'étalage). Initiative issu de l’UDC mais soutenue par tous les partis de la droite libérale-radicale suisse, centre compris avec un PDC qui surfe mieux que quiconque sur les pas de la surenchère islamophobe populiste avec son hyper-médiatique président.

La Genève 'internationale' n'est pas en reste : les partis populistes (MCG et UDC) et la droite libérale qui sont au pouvoir se sont unis pour présenter des projets de loi visant à restreindre le droit du peuple de manifester contre les vrais responsables des crises mondiales, instrumentalisant la violence lors du dernier défilé anti OMC pour arriver à leurs fins.

Alors que dans toute l’Europe ont lieu sous nos yeux des défilés de fascistes d’extrême droite, alors que partout en Europe des personnes migrantes sont érigées en boucs émissaires, la droite populiste et libérale genevoise s’en prend au droit démocratique le plus élémentaire, celui de manifester et d’exprimer publiquement son désaccord contre les vrais responsables de la crise.

Nous ne pouvons rester les bras croisés devant cette prise d'otage de la démocratie par la droite fascisante.

Pour lutter contre ces projets anti-démocratiques et fascisants, nous vous proposons de venir manifester de manière non-violente avec nous le 23 janvier 2010 à Genève lors de la Marche pacifique qui a deux objectifs précis, soit dire clairement :

NON à l’interdiction de manifester et à la liberté de se regrouper !

OUI à l’expression non-violente de nos revendications contre les responsables de la crise mondiale !


Merci de votre participation active à cet évènement ! Rejoignez dès à présent l'événement facebook !

 

 

 

mussolini-berlusconi.jpg« Mussolini n’a jamais tué personne ! Tout au plus, il se contentait d’envoyer des opposants en vacances… » a dit Silvi « TV » Berlusconi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1508eu1.jpg« Nous devons être conscients de la supériorité de notre civilisation, un système qui a garanti le bien-être, le respect des droits de l’Homme et – au contraire des pays musulmans – le respect des droits religieux et politiques » S. Berlusconi

 

 

 

 

 

 

 

 

vic150aa.jpgDimanche 22 Mars 2009, l’Alianza nacional de Gianfranco « Ducinella » Fini, l’auto-proclamé « post-fasciste », fusionne avec Forza Italia de Berlusconi pour former le Popolo della Liberta.

Si la France a sa droite décomplexée, l’Italie a son fascisme à visage humain… enfin pas trop bronzé le visage !

13:55 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : fascisme, nouvelle droite, libéraux, mcg, udc, nazisme, populisme |  Facebook | | | |

Sortir du dogme de la croissance

Depuis quelques mois, plus que jamais, nous vivons dans un monde en crise : crises financière, climatique et énergétique, sociale et culturelle, dont la simultanéité est historiquement inédite et les conséquences improbables : paupérisation, guerres de contrôle pour les ressources, chômage, réfugiés climatiques... Les pistes proposées pour endiguer ces crises, qu’elles soient néolibérales ou progressistes, restent invariablement dans le paradigme du développement et de la croissance économique. Seule la croissance va « créer » des emploilogojvg.pngs, vaincre le chômage et sortir les pays de la crise. Personne ne se demande de quelle croissance on parle ? Quelles sont les productions utiles qu’il est souhaitable, nécessaire d’augmenter ? Qu’est-ce qui manque réellement ? Et quelles sont les choses frivoles ou néfastes dont il serait sage de diminuer, voir de supprimer à terme la production ?

Ces questions essentielles remettent en cause le capitalisme, mais aussi le productivisme et donc nos modèles de développement (surconsommation, transports énergivores, agriculture intensive, filières industrielles et militaires nocives et inutiles, etc).

Alors nous préférons inventer des concepts «fourre tout», tel que le «développement durable», lequel présuppose la possibilité du respect de l’environnement et du social dans un contexte de croissance économique. Mais en faisant de la croissance une nécessité, le «développement durable» n’abandonne-t-il pas toute tentative sérieuse d’éliminer les activités économiques nuisibles ? Ce concept n’est-il pas qu’un alibi pour poursuivre en toute impunité un développement, par essence, non durable ? Une aubaine dans la mesure où il autorise à ne pas interroger ce qui doit précisément l’être: le développement lui-même ! En effet, de quel développement s’agit-il ? Celui de la pollution, du mépris de la nature de la vie et de ses lois, celui de la quête folle de richesses matérielles ?

Une autre manière de faire l’impasse sur les vraies questions est de s’en remettre les yeux fermés à la croyance que la technologie apportera des solutions aux préoccupations écologiques : voitures électriques, décontamination, organismes génétiquement modifiés, biogaz et éthanol... Or, ces «solutions» ne sont pas sans conséquences. Notre société valorise systématiquement le progrès et l’innovation technologique, dans un souci de croissance infinie, sans considérer l’ensemble de leurs conséquences et oublie que c’est cette même foi qui a engendré les catastrophes écologiques que la technologie prétend aujourd’hui solutionner !
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Aujourd’hui pourtant, comme le souligne Hervé Kempf (Comment les riches détruisent le monde, 2008), «l’augmentation de la consommation matérielle globale n’est plus associée à une augmentation du bien-être collectif - elle entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être.». En effet, la croissance érigée en dogme provoque l’épuisement des ressources naturelles de la planète, la dégradation de la biosphère et les inégalités entre ceux qui profitent de la croissance et ceux qu’elle sacrifie, sans compter l’uniformisation culturelle qui en résulte. Plus que jamais confrontés aux effets désastreux du dogme de la croissance économique, du productivisme et du consumérisme, il n’est pas trop tard pour renouer avec nos capacités d’autolimitation et de création, individuellement avec la simplicité volontaire et collectivement avec la décroissance. Il s’agit d’un long cheminement de reprise en main individuelle et collective. Une démarche de simplicité volontaire favorisera le travail à temps partiel, permettra de libérer du temps pour nous éduquer, lire, réfléchir, se mettre au jardinage, aux techniques artisanales ou de réparation, au travail bénévole coopératif, etc. Au niveau collectif, la décroissance visera une baisse de la consommation matérielle, à savoir la remise en question du volume considérable des déplacements d’hommes et de marchandises sur la planète, ainsi que la décroissance des inégalités avec, par exemple, l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum. En un mot, la décroissance, en refusant le dogme de la croissance basé sur le modèle productiviste, a le mérite d’opérer une réelle ouVERTure en décolonisant notre imaginaire et en nous donnant les moyens de nous réapproprier nos existences tout en respectant la planète et les pays du Sud.

Article tiré du nouveau journal « ouVERTure » des Jeunes Vert-es romand-es


Le journal « ouVERTure » paraîtra quatre fois par année et est téléchargeable ici. Afin de soutenir les Jeunes Vert-es romand-es, vous pouvez souscrire à un abonnement de 25.- par année et ainsi recevoir le journal à domicile sur papier recyclé. Pour ce faire, envoyez un mail avec votre adresse à : Jeunes Vert-es Genève

Plus d'infos sur les activités liées aux Jeunes Vert-e-s Genève et à l'objection de croissance en Suisse

00:13 Écrit par Julien Cart dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : décroissance, antiproductivisme, anticapitalisme, écosocialisme |  Facebook | | | |